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L'OM en plein marasme

13 novembre 2004, 00:00

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«Bouchet démission, Bouchet démission.» Le public du Stade Vélodrome a choisi sa victime. Après le «Gagnez ou dégagez», les supporters marseillais sont passés dans une deuxième phase bien plus précise...

Et pendant que la foule cible le président du club, les joueurs, eux, ont tenu à exprimer leur attachement et leur soutien sans faille à José Anigo, plus ou moins démissionnaire après la deuxième défaite en trois jours face au PSG.

«Il est hors de question qu'il s'en aille. Il est avec nous depuis le début, il restera jusqu'au bout de l'aventure. Si le président décide de l'écarter, on aura notre mot à dire», lâche un Fabien Barthez tout aussi déçu que le reste du groupe.

Après une réunion entre quelques cadres de l'équipe et le staff dirigeant, il semble que la voie de l'union ait été choisie. Outre l'appui des joueurs pour leur entraîneur, le président Bouchet a également confirmé qu'il n'entendait pas modifier l'organigramme du club.

UN FOND DE JEU LIMITÉ

Les statistiques sont relativement claires en la matière, un changement d'entraîneur en cours de saison ne sert généralement pas à grand-chose à l'heure de faire les comptes. Il faut donc bien réfléchir avant de passer à l'action.

Malgré tout, Christophe Bouchet a beau jeu aujourd'hui d'agiter l'argument de la «reconstruction». En début de saison, le recrutement permettait soi-disant d'avoir «le meilleur effectif depuis dix ans» mais apparemment ça ne suffit pas.

Et que l'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit pas d'un manque de chance ou de simples événements contraires. Ces deux défaites face au PSG n'ont fait que mettre en exergue les véritables problèmes du club. Marseille ne joue pas bien et le fond de jeu est ultra-limité.

Le manque de hargne, d'envie ou de volonté au Parc des Princes à onze contre dix était inacceptable. Bien sûr, il ne fallait pas se jeter dans la gueule du loup comme ce fut le cas deux fois l'an dernier (0-3) mais quand on ne gagne pas un duel en supériorité numérique le souci n'est pas vraiment là...

Mercredi en Coupe de la Ligue, Marseille avait tout en main pour s'imposer et mettre fin à cette incroyable série, «le grand huit» comme se moquaient les supporters parisiens. La hargne était présente en début de rencontre mais au moindre petit grain de sable qui vient s'immiscer dans la machine et d'un seul coup, d'un seul, toutes les bonnes volontés s'effondrent...

UN SOUCI PSYCHOLOGIQUE

Le problème est aussi psychologique. Marseille a de nouveau besoin de gagner. Le coup n'est pas passé bien loin. Alors que peut-on imaginer pour la suite et la venue de Strasbourg ce soir ? Là encore, seule la victoire est envisageable.

D'autant que le stade Vélodrome sera sans aucun doute orné de quelques banderoles pour expliquer le fond de la pensée pourtant bien connue des supporters. Les joueurs ont besoin de leur appui. Ce fameux soutien qui permet aux athlètes de se transcender. Celui-là même qui, aujourd'hui, les rend si fébriles...

José Anigo va donc devoir se creuser les méninges pour redonner vie à ce groupe. Quand on regarde les prestations de Peguy Luyindula si brillant avec Lyon et noyé dans la médiocrité ambiante ou encore la boulette de Lizarazu censé apporter son expérience, on se dit que le technicien phocéen a bien du travail. Vaincre Strasbourg puis Ajaccio. Le message est limpide. Car toute fausse note et c'est l'édifice tout entier qui pourrait s'effondrer...

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