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L?innovation est sa devise
La marque Orange a été lancée hier soir par Mauritius Telecom en présence de Didier Lombard, président directeur général de l?opérateur France Telecom qui commercialise Orange. Portrait d?un homme qui aime innover.
Le 27 février est une date porte-bonheur pour Didier Lombard. En sus d?être sa date anniversaire, c?est un 27 février 2005 que ce diplômé de l?Ecole Polytechnique et de l?Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications, qui est aussi docteur en économie et ingénieur général des télécommunications, est nommé P.-d.g de France Telecom. Entreprise qu?il connaît bien car c?est là qu?il a démarré sa carrière en 1967.
Mais bien avant cette date, ce natif de Clermont-Ferrand, marié et père de trois enfants, faisait parler de lui. En effet, après l?obtention de ses diplômes, il publie un manuel sur les miracles de la technologie numérique qui est salué par la communauté scientifique anglo-saxonne.
C?est au Centre National d?Etudes des Télécommunications de France Telecom qu?il fait ses premiers pas dans la vie active, travaillant sur des produits liés aux systèmes satellitaires et mobiles. Selon Wikipédia, il a été à l?origine des premiers satellites de télécommunications français et a participé au développement de la norme GSM du radiotéléphone numérique.
A la fin des années 80, il effectue un passage dans la Fonction publique avant de retourner vers le privé. C?est lui qui fait entrer Thierry Breton chez Bull puis chez Thomson où il agit comme administrateur.
Lorsque Breton est nommé d?urgence à la tête de France Telecom le 2 octobre 2002, cette entreprise publique est au bord de la faillite, devant 70 millions d?euros à différents créanciers. Breton prend le taureau par les cornes, s?entoure de spécialistes, dont Didier Lombard qu?il nomme à la direction des partenariats stratégiques et des nouveaux usages, et applique un plan de redressement. Toutes les dépenses sont minutieusement examinées, des emplois sont supprimés et le capital est augmenté. L?Etat accepte alors le principe de privatisation.
En 2003, Breton intègre les filiales Orange, Wanadoo et Equant, ce qui permet de récolter les bénéfices des filiales rentables. Cette intégration permet de converger la téléphonie fixe, la téléphonie mobile et l?accès Internet à haut débit. Breton obtient l?autorisation d?augmenter l?abonnement téléphonique par 23 % sur trois ans. Mais en février 2005, il est appelé au ministère de l?Economie. A son départ, il laisse derrière lui une dette réduite de 68 à 44 milliards d?euros, des comptes plus équilibrés et un cours en Bourse multiplié par trois. C?est dans ce contexte de redressement que Lombard est nommé président directeur général. Une de ses premières décisions est de consacrer 1,5 % de son chiffre d?affaires à l?innovation, «axe essentiel pour retrouver la croissance», estime-t-il. Il applique son nouveau plan stratégique dès juin 2005 et vise à être le fournisseur de services télécoms de référence en Europe. Il généralise la marque Orange pour les offres de téléphonie mobile et pour l?Internet à haut débit et offre une série de services convergents fixe-mobile.
A la fin de 2005, il acquiert 80 % du capital d?Amena, troisième opérateur de téléphonie mobile espagnol et second fournisseur d?accès à Internet par ADSL. France Telecom est alors présent en France, Grande- Bretagne (Orange), en Belgique (Mobistar), aux Pays-Bas et en Pologne.
Source : Internet
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