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L?export reprend ses forces
Le secteur de l?exportation a-t-il de bonnes raisons de recommencer à y croire encore ? Tout semble, en effet, nous faire penser que l?industrie du textile et celle du seafood retrouveront bientôt leurs beaux jours d?antan.
La cause en serait, d?une part, la dépréciation de la roupie tant souhaitée par le secteur de l?export, finalement amorcée avec la récente baisse du taux d?intérêt directeur de la Banque de Maurice. Et, d?autre part, comme un bonheur n?arrive jamais seul, la croissance économique de la zone euro, à la fin du premier trimestre, qui a résisté à la crise financière ambiante. L?Europe étant l?un des principaux débouchés des exportateurs mauriciens, ce regain économique est porteur d?espoir car, selon toute vraisemblance, il relancerait la demande dans les pays de l?Union européenne.
En effet, les prévisions de la croissance économique sur le vieux continent, durant les trois premiers mois de l?année, ont été trop alarmistes, apprend-on en début de semaine. La croissance économique est passée de 0,4 % en fin décembre à 0,7 % à la fin du mois de mars. Contrairement aux prévisions, l?Allemagne a obtenu une croissance économique inespérée. Avec 1,5 % de croissance trimestrielle du produit intérieur brut, elle vient de réaliser sa meilleure performance économique depuis? 1996.
Croissance annuelle a la hausse
En France, la croissance économique trimestrielle est de 0,64 % contre 0,4 % anticipé. L?Institut national de la statistique et des études économiques a également revu, à la hausse, les chiffres des prévisions de la croissance annuelle de 2007 de 0,2 point, la ramenant à 2,1% contre les 1,9 % initialement attendus.
En Allemagne comme en France, deux raisons principales sont à la base de ce soudain revirement. D?abord, l?investissement dans les bâtiments et les travaux publics n?a pas été ralenti comme cela avait été redouté et cela, en raison d?un hiver clément. Ensuite, l?augmentation de la demande des ménages a été fouettée par les augmentations salariales arrachées par les mouvements syndicaux de la fonction publique, la sidérurgie, les chemins de fer, la chimie, entre autres.
Même si dans les autres pays de l?Union européenne, notamment en Espagne, au Portugal, en Belgique et aux Pays-Bas, les chiffres de croissance ne sont pas aussi teintés de rose, les exportateurs mauriciens peuvent désormais croiser les doigts et? produire.
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