Publicité

L?Europe veut limiter l?importation de Chine

16 janvier 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Après les Etats-Unis, ce sera peut-être au tour de l?Europe d?imposer un quota sur les importations de vêtements chinois. Maurice qui écoule la majorité de ses produits d?habillement sur le marché européen devrait pouvoir tirer bénéfice d?une telle démarche.

La European Apparel and Textile Organisation (Euratex), puissante organisation des fabricants européens, s?est plainte auprès de la Commission européenne (CE) d?un déferlement, jugé intolérable, des vêtements importés de Chine. La commission, qui semble être très attentive à la position des producteurs européens, a promis d?étudier une demande allant dans le sens d?une limitation des produits textiles chinois.

Le porte-parole de la CE abonde dans le sens d?Euratex. Dans une déclaration à la presse, elle fait, en même temps, montre d?une certaine sympathie pour quelques pays exportateurs de textile, dont Maurice, qui voient leurs parts de marché s?effriter sous la pression chinoise. «Les importations chinoises ont déplacé des produits venant des pays en développement, tels que Maurice et le Bangladesh, qui sont plus vulnérables», fait-il ressortir. Elle donne l?assurance que toute initiative de l?Union européenne (UE) vis-à-vis de la Chine sera conforme aux règles de l?Organisation mondiale du commerce (OMC).

Voilà un dossier que la représentation mauricienne à Bruxelles suivra sans nul doute avec beaucoup d?attention, car «l?invasion chinoise» sur notre principal marché nous préoccupe plus que jamais. Le démantèlement complet de l?Accord multi-fibre, projeté pour janvier 2005, marquera la fin des quotas dont le textile-habillement mauricien a toujours su profiter pour asseoir ses assises en Europe. La disparition des ces protections exposera Maurice à une compétition frontale avec les produits nettement moins chers provenant de Chine. A titre de comparaison, la rémunération à l?heure d?un ouvrier coûte en moyenne $1,25 à Maurice contre $0,38 en Chine.

Les vêtements bas de gamme seront de loin les plus touchés par la menace chinoise. Outre ses avantages en termes de coûts de production, le géant asiatique s?appuie énormément sur une dépréciation agressive de sa monnaie pour maintenir sa compétitivité sur les marchés d?exportation.

Publicité