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Les vans scolaires demandent une aide

25 février 2008, 20:00

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La politique de subvention pour le transport gratuit de certaines catégories fait débat. Les opérateurs de van, plus de 700 actuellement (644 en 2006), ont réagi à l?ultimatum de la National Transport Authority (NTA), les sommant d?employer un aide-chauffeur pour le ramassage scolaire avant le 30 avril, rétorquent en réclamant une aide? financière : «Nous ne faisons pas que transporter des enfants, nous les faisons traverser la route etc. Or ceux qui bénéficient de l?allocation n?ont pas ce souci», commente Nazir Junggee, président du comité «Van lecole». Les transporteurs crient aussi à l?injustice lorsque la NTA exige un pass octroyé à une personne identifiée par le propriétaire du véhicule pour le titre d?aide-chauffeur : «Cela suppose que nous aurions à employer une seconde personne au cas où la première serait malade. Avec de telles conditions il ne nous resterait plus qu?à mettre la clé sous la porte. »

Dans l?entourage direct du ministre des Transports, Rashid Beebeejaun, on affiche un langage de fermeté, après la revendication lancée par le négociateur de la Contract Vehicles Proprietor Organization, Luchmeeparsadsing Ramsahok. Il est davantage question d?instaurer un système de «pay as you serve» que d?étendre la subvention à d?autres services.

Environ 200 000 élèves bénéficient du transport gratuit. Pour véhiculer ces scolaires et les personnes âgées et les handicapés, l?Etat a déboursé Rs 620 millions en 2007. Mais des plaintes d?usagers, de parents d?élèves à qui on aurait préféré des passagers payants, ont été enregistrées à la NTA ainsi que celles concernant des bus en panne mais qui bénéficient de l?allocation. Face à cette situation, la CNT offre un service qui fait le pari de la rationalité : les 40 yellow buses, dédiés aux élèves et personnels éducatifs opèrent sans soutien financier.

«Ce sont des transports qui opèrent sur des lignes avec un seul et même chauffeur qui ne travaille qu?une fois par jour sur ce trajet», indique le directeur, Raj Daliah.

Ce système n?opère pas à perte. «Quand vous considérez que nous avons déjà à déployer 125 autobus pour les scolaires, que 60 % des élèves sont dans les Plaines-Wilhems et que nombre d?opérateurs individuels ont perdu leurs passagers après l?entrée en vigueur de la gratuité, réserver 40 bus à des écoles permet d?accroître le nombre de places payantes sur les lignes ordinaires.»

Il en profite pour démentir la rumeur de bus Blue Line, universellement payants, pour la fête Maha Shivaratree : «Il n?en a jamais été question.»

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