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Les sucriers veulent négocier avec l?État

4 avril 2007, 00:00

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L?incertitude perdure. Les sucriers veulent des explications plus claires sur les nouvelles conditions imposées par le gouvernement pour autoriser la fermeture de trois usines, à savoir Mon-Loisir, Mon-Trésor et Riche-en-Eau. Ils veulent rencontrer le gouvernement pour renégocier.

Le gouvernement demande en effet aux producteurs de lui céder 1 500 à 2 000 arpents de terre en contrepartie à l?autorisation de fermeture d?usine. Le gouvernement veut avoir ces terres pour divers projets d?intégration sociale. ?Le gouvernement est en train de rattacher des conditions injustifiées à la fermeture des usines?, déplore Jean Li, le directeur de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA).

L?état-major des sucriers s?est concerté sur le sujet hier à la Plantation House, à Port Louis. Ils ont exprimé le souhait d?avoir un entretien avec les représentants du gouvernement dans les meilleurs délais pour voir plus clair dans l?affaire.

Pour les producteurs, les nouvelles exigences du gouvernement viennent s?ajouter à un coût social qu?ils estiment déjà élevé. Les coûts sociaux de la réforme comprennent les compensations financières et des terres résidentielles qui sont offertes aux nouveaux retraités de même que des mesures de réorientation professionnelle des licenciés.

Les mesures d?accompagnement de l?Union européenne (UE) serviront à financer 75 % du coût social de la centralisation (fermeture d?usines) et 70 % de celui du Volontary Retirement Scheme (VRS) 2. Les sociétés financières devront trouver le financement de leurs propres moyens pour compléter l?enveloppe.

?Il y a déjà un premier élément d?injustice dans l?allocation des fonds des mesures d?accompagnement. Les sucriers n?ont rien reçu de cette enveloppe pour investir dans la modernisation des usines et dans les projets d?énergie, de raffinerie et de production de l?éthanol?, déclare Jean Li.

Avec les nouvelles conditions imposées par le gouvernement, la réduction des effectifs n?est pas économique, estiment les milieux sucriers.

Ce contentieux est suivi avec beaucoup d?appréhension par l?establishment du monde des affaires. ?Le secteur privé exprime des doutes par rapport à la poursuite de la réforme sucrière. Il faut que le prochain plan de retraite prématurée soit le dernier de l?histoire de l?industrie sucrière. Il faut réunir les conditions pour permettre aux usines de se convertir en des flexi-factories?, souligne Jacques de Navacelle, président du Joint Economic Council.

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