Publicité
Les sucriers offrent 2 000 arpents à l?Etat
Par
Partager cet article
Les sucriers offrent 2 000 arpents à l?Etat
Un geste pour faire avancer la réforme sucre. Les sucriers ont soumis hier de nouvelles propositions au gouvernement. Les membres de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) sont arrivés à un consensus après d?intenses discussions. Ils ont accepté la demande de l?Etat concernant la cession de 1 500 à 2 000 arpents de terres pour la centralisation de trois usines sucrières. Dans la formule proposée, ils consentent à transférer immédiatement 1 500 arpents et ont pris l?engagement de céder les 500 arpents restants dans le cadre d?un mécanisme qui reste à être défini.
Les sucriers suggèrent toutefois que ces terres soient allouées à des organismes indépendants ou co-gérés. Une réunion entre la MSPA et les dirigeants du gouvernement pourrait avoir lieu mardi pour discuter, entre autres, de ces nouvelles propositions.
Les négociations entre le gouvernement et les sucriers sont au point mort depuis plusieurs mois déjà. Le gouvernement a introduit de nouvelles conditions pour autoriser la centralisation des sucreries. L?Etat avait exigé que les sucriers lui cèdent 1 500 à 2 000 arpents de terre pour qu?il puisse réaliser des projets d?infrastructure et d?intégration sociale. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait récemment déclaré à une conférence de presse que ce sujet était au fait à l?origine de tout le blocage dans le dialogue entre le gouvernement et l?Etat. La question des terres est donc déterminante dans ce dossier.
Les nouvelles propositions de la MSPA devraient aller dans le sens d?un dégel dans les rapports entre les deux parties. Une solution sur le contentieux terre pourrait relancer les négociations et éventuellement faire avancer le processus de réforme de l?industrie sucrière. La feuille de route de la restructuration a accusé de sérieux retards au point où les aides promises par l?Union européenne (UE) sous forme de mesures d?accompagnement sont fortement compromises.
Bruxelles s?impatiente face à la lenteur des décisions. La Commission européenne a adressé hier une lettre, jugée sévère, au gouvernement pour dénoncer les retards accumulés dans le programme de restructuration. L?UE, qui est le principal bailleur de fonds de la réforme sucre, exige, entre autres, la centralisation de trois sucreries (Mon-Loisir, Mon-Trésor et Riche-en-Eau) comme condition pour débourser une partie des fonds. Or, le gouvernement n?a pas encore approuvé la fermeture de ces unités.
Publicité
Publicité
Les plus récents