Publicité

Les stratégies de Roshi Bhadain...

16 mai 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Roshi Bhadain, directeur des enquêtes, entreprend, dès aujourd?hui, les procédures en vue de réintégrer son poste à l?Independent Commission against Corruption (Icac). Son homme de loi, Me Yousuf Mohamed, qui se trouve à Londres, doit regagner le pays aujourd?hui pour décider de la marche à suivre.

Une mise en demeure servie à la commission anti-corruption aujourd?hui est envisagée. Cette démarche devrait mettre cette institution au pied du mur : préciser au plus vite si elle fera appel du jugement de vendredi ou non.

Techniquement, l?Icac dispose de 21 jours pour faire appel. La Cour suprême avait dans un jugement rendu vendredi, statué que le renvoi des investigateurs de l?Icac ? Roshi Bhadain, Devanand Halkharee et Heman Dass Ghoorah ? était illégal. Ces derniers ont immédiatement tenté de regagner leurs bureaux mais en ont été empêchés par des membres du personnel. Finalement, ils ont dû se résigner à quitter les locaux de l?Icac.

Le 3 décembre 2003, Roshi Bhadain est informé par un courrier remis par quatre officiers de l?Icac qu?il est suspendu de ses fonctions. Il sera licencié 20 jours plus tard, sans qu?aucune enquête ne soit initiée au préalable.

Outre la mise en demeure, le directeur des enquêtes envisage également d?écrire au Comité parlementaire sur l?Icac, présidé par Rasheed Daureeawoo, pour demander un suivi de sa lettre initiale dans laquelle il dénonçait des ?agissements répréhensibles? au sein de la commission anti-corruption. Le comité avait alors refusé d?entendre Roshi Bhadain, arguant que l?affaire était devant un tribunal (sub-judice). Le 22 décembre 2003, il avait demandé une judicial review pour contester sa suspension, mais sera licencié le lendemain.

Roshi Bhadain a fait savoir qu?il s?adressera aussi à l?Appointments committee qui comprend le président de la République, Sir Anerood Jugnauth, le Premier ministre, Paul Bérenger et le leader de l?opposition, Navin Ramgoolam. Par cette démarche, il réclame le suivi de la lettre qu?il avait adressée à ce comité le 27 décembre dernier et dans laquelle il a énuméré ?11 charges of gross misconduct? à l?encontre de la commission anti-corruption. Il précise que son action fait suite au jugement de vendredi de la Cour suprême et que les allégations dont il avait fait part au comité sont ?sérieuses et graves?, qu?elles constituent des ?manquements à l?éthique, des infractions criminelles dont celles prévues par le POCA (NdlR : Prevention of corruption Act)?. Le commissaire de la commission anti-corruption, Navin Beekarry, s?est envolé samedi après-midi pour Londres. On ne sait pas si ce départ est lié à l?éventualité d?un appel que l?Icac ferait auprès du Conseil privé.

Publicité