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Les sondages soulèvent un vent d?hystérie
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Les sondages soulèvent un vent d?hystérie
Pirouettes et contorsions. C?est ce à quoi se sont livrés les deux principaux blocs politiques à la suite de la publication du sondage réalisé par Synthèses pour le compte de l?express. La décision de la direction du journal de ne pas publier les indications du sondeur sur les intentions de vote a donné lieu à des commentaires les plus farfelus.
Dans l?ignorance des données, et la majorité gouvernementale et l?opposition ont trouvé à accuser le journal de protéger l?autre partie. Dans son éditorial accompagnant la publication du document, le rédacteur en chef a pourtant pris le soin de motiver sa décision. « Nous estimons que publier, à trois semaines des élections, une « information» susceptible de peser sur l?issue du scrutin est incivique. » Une explication claire comme de l?eau de roche. Mais il faut bien plus pour combattre la mauvaise foi.
A l?annonce même de la publication de ce sondage, les ténors des deux blocs en allaient de leurs petits refrains. Des spéculations tout à fait contradictoires. L?opposition, en premier lieu, accuse le journal d?avoir « bloqué » un volet du sondage parce qu?il lui serait « favorable ». L?alliance MSM-MMM enchaîne : l?express dimanche fait également l?objet de ses foudres. Elle soutient, de la même façon, que le journal a escamoté la partie du sondage qui parle des intentions de vote parce qu?elle lui est... favorable.
L?alliance gouvernementale se met également à évoquer un autre sondage sur le point d?être publié, un exercice « bidon » commandité, dit-elle, par l?opposition. Sa thèse est que ce sondage serait « manipulé » dans le but de venir contredire celui de Synthèses.
Second sondage il y a bien eu, réalisé celui-là par la firme conseil DCDM. Ceux qui ont pris connaissance des deux documents s?accordent à dire que sur l?essentiel, leurs conclusions sont concordantes.
Du coup, les ténors de l?Alliance sociale qui ont eu vent des résultats de ce second sondage ont mis un bémol à leurs récriminations contre l?express-dimanche. A leurs meetings tenus durant la semaine et à leur point de presse d?hier, ils ne parlent plus de celui réalisé par Synthèses.
<B>« Mo pa finn lir, me mo kone »
Paul Bérenger, lui, en parle, mais, ces jours-ci, avec moins de virulence. Tout en se présentant hier à sa conférence de presse comme quelqu?un qui ne se laisse « jamais guidé par les sondages », il affirme savoir ce que contient le document émanant de Synthèses.
« Li pareille couma rapport N?Tan, mo pas finn lire, mais mo kone ki ena la-dans. » Il ajoute dans le même souffle qu?il a en sa possession celui réalisé par DCDM et prétend que les indications recueillies par les sondeurs des deux firmes.... lui seraient « favorables » !
Le plus suprenant est la volte-face de Paul Bérenger. Il évoque la possibilité de réglementer pour empêcher la publication tant de jours avant les élections. C?est précisément dans cet esprit que nous avions choisi de ne pas publier les intentions de vote. Certains pays le font effectivement. En France, pas de sondage sept jours avant les élections, en Allemagne de même, en Espagne cinq jours. Pour rappel, l?express publiait celui de Synthèses 21 jours avant...
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