Publicité
Les rebelles hutus déclarés terroriste
Des dirigeants africains réunis mercredi à Dar es Salaam en Tanzanie pour un sommet régional sur le Burundi ont déclaré que les FNL (Forces nationales de libération, rebelles hutus) étaient une organisation terroriste, mais ils n?ont pas décrété de sanctions à leur encontre.
Les FNL ont revendiqué le massacre d?au moins 160 réfugiés tutsis congolais commis vendredi dernier au Burundi. Certains pays parties prenantes du sommet régional avaient appelé à l?instauration de sanctions contre les FNL.
?Au vu des récents incidents et du refus des FNL de renoncer à la violence et de participer activement au processus de paix, le sommet décide de déclarer les FNL organisation terroriste?, a dit Jakaya Kikwete, ministre tanzanien des Affaires étrangères, lisant le communiqué commun des dirigeants de la région, à l?issue de leur sommet. Le président burundais Domitien Ndayizeye, le président du Congo démocratique Joseph Kabila et le président sud-africain Thabo Mbeki, ainsi que leurs homologues tanzanien (Benjamin Mkapa), zambien (Levy Mwanawasa) et mozambicain (Joaquim Chissano) ont participé au sommet de Dar es Salaam.
Ils ont exhorté l?Union africaine (UA) et le Conseil de sécurité des Nations unies à soutenir leur décision et ont demandé à ce que les conventions et protocoles du Conseil de sécurité de l?Onu sur la lutte contre le terrorisme s?appliquent désormais aux FNL.
Les FNL ont déclaré n?avoir que faire de la déclaration du sommet régional. ?Ce n?est pas la première fois qu?ils nous taxent de terrorisme et nous nous en moquons. Nous sommes prêts à aller devant un tribunal international?, a déclaré à Reuters Pasteur Habimana, porte-parole des FNL, qui comptent près de 3 500 combattants.
A Genève, les enquêteurs des Nations unies sur les droits de l?homme ont demandé mercredi au Burundi et à la République démocratique du Congo (RDC) d?identifier les responsables du massacre, commis dans un camp des Nations unies pour le transit des réfugiés.
?Les experts affirment l?absolue nécessité d?enquêter sur le massacre, d?identifier ses auteurs et de faire en sorte qu?ils en soient tenus responsables, conformément aux normes internationales?, lit-on dans le communiqué des cinq enquêteurs de l?Onu. A l?Onu à New York, le porte-parole de l?Onu Fred Eckhard a souligné que les forces de maintien de la paix de l?Onu s?employaient à éviter tout nouveau bain de sang dans la zone frontalière partagée par le Burundi, le Rwanda et le Congo-démocratique. ?Nos moyens sont limités, bien sûr, mais nous avons déployé des renforts de troupes dans la zone frontalière, nous poursuivons notre surveillance par hélicoptère de la zone frontière et nous patrouillons sur le lac Tanganyika?, a-t-il dit.
Publicité
Publicité
Les plus récents