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Les profs veulent faire de la politique
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Les profs veulent faire de la politique
Les enseignants de l?université de Maurice sont prêts à mener des actions syndicales s?ils n?obtiennent pas satisfaction dans le litige qui les oppose au conseil d?administration et au Pay Research Bureau (PRB). Ils affirment que leur droit constitutionnel de participer à la politique active est bafoué depuis que le rapport PRB de 1987 a décidé que cela « perturberait le bon fonctionnement de l?université ». Ils arguent que le rapport Chesworth de 1989 a clairement précisé que « les activités politiques devraient être permises aussi longtemps qu?elles ne nuisent pas au fonctionnement et à la réputation de l?université».
L?University of Mauritius Academic Staff Association (UMASA), avait proposé que ses membres prennent des congés sans solde s?ils souhaitent mener une carrière politique et de nommer un médiateur. L?UMASA attend la réunion du board le 17 février pour décider si elle entreprendra des actions. Son président, Dinesh Hurreeram, espère entre-temps rencontrer le PRB. La direction de l?université aurait donné la garantie, lors d?une réunion hier, de permettre aux enseignants de participer à la politique active, si le PRB donne son aval. L?UMASA affirme que des précédents légaux existent. «Nous ne pouvons pas statuer sur la question des congés sans solde. Le PRB doit le faire», répond le président du board, Surendra Bissoondoyal.
Les universitaires ont cependant obtenu une concession de taille : auparavant, la définition de «politique active» allait de quelqu?un qui portait le t-shirt d?un parti à celui qui utilisait une plate-forme politique pour parler. Ce terme ne concerne désormais que ceux qui se présentent à une élection. Cela devra être finalisé le 17 février.
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