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Les priorités définies sur fond de divergences
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Les priorités définies sur fond de divergences
Les axes prioritaires du développement de la Commission de l’océan Indien (COI) ont été définis sur fond de divergences. Ces axes concernent, entre autres, les secteurs de la pêche, du tourisme, le renforcement de l’intégration régionale et le développement des réseaux de l’information et de la communication. Mais des divergences ont apparu au niveau de la nécessité du renforcement des capacités du secrétariat général, en particulier dans le camp mauricien.
Car si Brigitte Girardin, ministre française déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, le Premier ministre Navin Ramgoolam, et Monique Andreas-Esoavelomandroso secrétaire générale de la COI, sont sur la même longueur d’ondes au sujet de ce besoin de renforcer ces capacités, par contre Madun Dulloo, ministre des Affaires étrangères, est d’un point de vue différent.
Selon Brigitte Girardin il faut, à court terme, veiller à renforcer sans tarder les capacités du secrétariat général si la COI veut répondre aux défis auxquels elle est confrontée. Cette réunion du conseil des ministres de la COI, est l’occasion “de poser les jalons nécessaires pour garantir l’avenir de la commission, dont les activités atteignent un niveau inégalé, en adaptant les structures de l’organisation en conséquence”.
La ministre française trouve que la COI est aujourd’hui confrontée à une difficulté inédite. Avec très peu de moyens, le secrétariat général met en œuvre et gère des programmes ambitieux et coûteux, qui mobilisent beaucoup de temps et d’énergie, et nécessitent une forte expertise. à son avis le volume de projets en cours et en instruction est sur le point d’atteindre des proportions telles que le secrétariat général ne sera bientôt plus en mesure d’en assurer le pilotage et la gestion.
Un potentiel d’expansion élevé</B>
“La COI, victime de son succès, ne pourra bientôt plus répondre aux nouvelles demandes”, dit la ministre française. “La COI souffre d’un sous-effectif en personnel d’encadrement et de l’exiguïté des locaux. Si nous ne réagissons pas tout de suite, la COI risque de connaître une crise majeure qui nous privera de nouveaux projets mais également de financements. Pour répondre à cette forte croissance, nous devrons sans retard renforcer et professionnaliser le secrétariat régional de la COI”, dit la ministre française.à Monique Andreas-Esoavelomandroso d’ajouter que les bailleurs de fonds, et notamment la Commission européenne, insiste sur le fait que les moyens financiers qu’ils confieront à la COI seront à l’avenir en fonction des capacités du secrétariat- général à en assurer la maîtrise d’ouvrage.
Selon elle, le renforcement du personnel du secrétariat général lui permettra de “dépasser durablement la crise de croissance qu’il traverse”. D’autant plus qu’elle considère que le potentiel d’expansion de la COI reste élevé à condition qu’elle bénéficie des moyens adéquats pour remplir son rôle.
Navin Ramgoolam, qui a ouvert le conseil hier, considère que les fonctionnaires et techniciens chargés de faire fonctionner la COI, ainsi que les décideurs politiques, ne devraient plus continuer à faire ce qui se fait d’habitude. Au contraire, ils doivent s’atteler à la réinventer, à la rendre plus performante, en tenant compte de tous les changements qui ont lieu dans les domaines commerciaux, technologiques ou industriels.
Navin Ramgoolam persiste à croire que la COI doit “reconsidérer ses objectifs, redéfinir un nouveau projet et se chercher de nouvelles énergies” et “que chaque stratégie doit être élaborée et concrétisée en ayant en tête les défis du marché international que nous devons affronter”.
Le Premier ministre estime que la COI doit impérativement “se réinventer pour mieux servir les intérêts communs des états membres pour continuer à être dans l’actualité, dans un monde marqué par la mondialisation et qui n’autorise aucun filet de protection”.
Madun Dulloo, qui intervenait avant le Premier ministre, a dit que “malgré les contraintes, nous avons renforcé la capacité de la COI, que ce soit en termes de ressources humaines ou financières, pour permettre au secrétariat de mener à bien des projets et des programmes”.
“Mieux vaut avoir une petite équipe bien soudée et performante qu’un grand personnel budgétivore et moins efficace. Tout élargissement du personnel entraîne un coût additionnel. Et nos ressources sont limitées”, a ajouté Madun Dulloo.
Brigitte Girardin est “frappée” par la multiplicité des projets de coopération qui sont actuellement en cours de lancement ou d’instruction. D’ailleurs Monique Andreas-Esoavelomandroso devait souligner qu’en 20 ans, sur la période 1985-2004, la COI a géré un portefeuille de 100 millions d’euros de projets. Sur la période 2005-2014, ce ne sont pas moins de 200 millions d’euros qui seront mis en œuvre si les moyens humains nécessaires sont donnés à la commission.
Brigitte Girardin a plaidé en faveur d’une exploitation des ressources halieutiques de façon raisonnable. Elle estime qu’une approche commune en faveur du développement du tourisme régional doit aussi être encouragée. De plus, le développement des réseaux d’information et de communications entre les îles de l’océan Indien mérite d’être encouragé par la COI car il contribue à une meilleure intégration régionale.
Pour Madun Dulloo, l’ensemble de l’année 2006-2007 s’est avéré “très positif”, car plusieurs projets ont été élaborés et mis en chantier dans les secteurs de l’environnement, de la diplomatie, de la politique, du commerce, de la technologie de l’information et de la communication, du tourisme et de la santé, entre autres.à l’issue des travaux d’hier, Maurice a passé la présidence du conseil de la COI aux Seychelles.
DÉBATS
<B>Création de nouveaux postes</B>
■ Une proposition pour la création d’un certain nombre de postes additionnels a fait l’objet de débats au conseil de la Commission de l’océan Indien (COI) hier. Après débats, il a été décidé, compte tenu de la croissance rapide du volume d’activités du sécrétariat général, cacractérisée par l’augmentation du nombre de projets, de créer un 5e poste additionnel de chargé de mission. Les autres propositions pour la création d’un poste de secrétaire général adjoint et d’un certain nombre de postes d’assistants techniques additionnels n’ont pas été retenues.
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