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Les premiers pas du relogement
«Notre relogement dans cet endroit est le résultat d?une lutte que les forces vives d?ici ont menée pendant six ans. Je demande aux Mauriciens de ne pas baisser les bras, devant les obstacles qui se dressent sur le chemin». Celui qui parle n?est autre que Balkrishna Goorcharan, le président des Forces-vives de Mare-Chicose, qui s?est battu pour que les familles de ce village, incommodées par les émanations provenant d?un centre d?enfouissement d?ordures, soient relogées ailleurs. Il venait d?apprendre mardi que les employés de Mooneyen Construction Ltd sont à Marie-Jeannie, Rose-Belle depuis deux semaines pour commencer la construction de drains, pour la pose de tuyaux et la mise en place d?autres infrastructures sur le site où s?élèveront leurs nouveaux logements. «Les travaux prendront fin dans six mois», affirme Salvena Seerunghen, le responsable de cette firme de construction.
Dédommagement
Quelque 55 familles iront construire leurs maisons dans cette région sur la même superficie qu?elles occupent actuellement à Mare-Chicose. Comme convenu, l?Etat leur versera également une compensation pour les dédommager d?avoir été déplacées.
Elles iront enfin élire domicile dans un environnement sain, loin des déchets du Centre d?Enfouissement Technique (CET) de Mare-Chicose. Dans son budget 2007-2008, le ministre des Finances, Rama Sithanen, avait fait provision pour leur relogement sur le terrain de Marie-Jeannie.
Balkrishna, 70 ans, se souvient encore de la première lettre en date du 7 mars 2002 que les habitants de Mare-Chicose ont fait parvenir à l?ex-Premier ministre et ministre des Finances, Paul Bérenger, qui a alors mis un comité sur pied pour trouver une solution. «Nous lui avons parlé des maladies respiratoires que nous avions avec l?odeur entêtante des déchets et le ballet incessant des camions d?ordures qui traversent le village».
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