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Les Moulins de la Concorde revendent 25 000 tonnes de blé prévues pour Maurice

4 décembre 2007, 00:00

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Les Moulins de la Concorde ont décidé hier de revendre 25 000 tonnes de blé se trouvant sur un navire en transit en Afrique du Sud et destiné au marché mauricien. La compagnie a pris cette décision hier soir, lors d?une réunion spéciale des membres de son conseil d?administration.

Si Les Moulins de la Concorde (LMLC) arrivent à trouver au plus vite un acheteur pour ce blé, il faudra compter sans ce stock prévu pour quelques mois. Cette décision est motivée par le choix de la State Trading Corporation (STC) de faire appel à une compagnie chinoise pour l?approvisionnement en farine du pays.

Ce qui aggravera la situation au niveau de la farine. C?est en effet déjà la ruée vers la farine blanche subventionnée par l?Etat et commercialisée par la STC depuis quelques jours. Ce week-end, on pouvait voir les membres d?une seule famille acheter plusieurs sachets de farine pour leurs emplettes de fin de mois.

A force d?acheter plus de farine que d?habitude, les rayons se vident. L?hypermarché Shoprite à Trianon a été contraint de rationner la vente de farine à trois sachets par consommateur.

Même si la livraison se fait sans problèmes dans les boulangeries, la possibilité qu?une pénurie se fasse sentir vers la fin de l?année jusqu?à mi-janvier n?est pas à écarter estime-t-on dans ce secteur.

Au niveau de LMLC, une autre décision prise hier porte sur la recherche d?autres marchés régionaux. Mais c?est très difficile. Gérard Boullé le directeur de LMLC, indique : «La taxe qui frappe la farine que des pays comme Maurice exportent est si élevée qu?il est devenu très difficile pour nous d?exploiter notre affaire. »

Quant à la farine de blé complet, LMLC continuera de la produire, et probablement d?en développer une plus grande variété. Mais les membres du conseil d?administration se demandent si ce produit sera toujours compétitif par rapport à la farine subventionnée par le gouvernement.

Lors de la réunion d?hier aucune décision n?a été prise sur l?avenir même des Moulins de la Concorde. «En trois jours on ne peut pas réagir vite sur quelque chose qui ne s?est jamais produit en l?espace de 18 ans. On demeure optimiste mais très prudent sur notre avenir », confie Gerard Boullé.

Les Moulins de la Concorde continueront d?opérer mais au ralenti, en essayant de voir comment rebondir et saisir d?autres opportunités dans un secteur devenu très fragile à cause de la hausse du prix du blé sur le marché mondial.

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