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Les marchands ambulants obtiennent gain de cause
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Les marchands ambulants obtiennent gain de cause
Après vingt-huit heures de manif non-stop dans la cour de la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill, les 36 marchands ambulants ont regagné hier soir leur domicile. Après un premier refus, jeudi, la municipalité a accepté finalement de les laisser travailler au début de la Promenade Anquetil (côté marché de Rose-Hill), à l?endroit même où, jeudi, leurs étals avaient été démolis par la police. Ils s?installeront là temporairement en attendant la fin des travaux de construction du bâtiment destiné aux marchands ambulants.
Ces marchands, parmi un bon nombre de femmes, étaient prêts à passer une deuxième nuit dans la cour municipale au cas où ils n?obtiedraient toujours pas satisfaction. Ils réclamaient un nouvel endroit pour s?installer car le site initial, situé à la fin de la Promenade Anquetil (côté Centre de badminton) n?est pas propice, selon eux, à la vente. «Ena zour nou pas fer baptême» clament-ils.
Cette manif a donné des sueurs froides au nouveau maire et aux conseillers municipaux, au point où le PPS Deven Nagalingum, un ancien maire des villes soeurs, a dû intervenir pour trouver une solution. Le conseil des ministres, qui a examiné la situation hier, a mandaté Deven Nagaligum pour aider la mairie de Beau-Bassin-Rose-Hill à trouver un nouvel endroit pour les marchands ambulants de la ville. C?est ainsi que la décision a été prise de les reloger ailleurs temporairement. Hier après-midi, le maire, accompagné de quelques conseillers, se sont rendus à l?endroit où, jeudi matin, les manifestants avaient déjà installé illégalement leurs étals. C?est là que la municipalité a choisi finalement de les reloger.
C?est avec les cris de joie qu?ils ont accueilli la nouvelle hier soir peu avant 19 heures. «Quand marchand la foire dire se ki bisin fer, zotte pas trouve bon. Quand meme solution sorti dans bureau ler la zotte accepté. Le combat continue», commente Fazila Ghoorahoo, présidente de cette association de marchands. Alors que la veille, ils avaient copieusement critiqué le maire, certains, hier soir, n?ont pas manqué de le féliciter chaudement pour cette décision. Il faut dire que le ton était bon enfant pendant la journée d?hier. Aucun propos virulent ni aucun comportement excessif n?ont été notés.
La municipalité est aussi assurée depuis hier du financement nécessaire pour terminer le bâtiment. C?est un projet figurant au «capital budget» et le gouvernement a décidé de débloquer l?argent requis. Ce bâtiment va coûter finalement Rs 6,3 m. Pour l?heure, il n?existe que la structure du bâtiment et les travaux de finition prendront plusieurs mois. Le bâtiment sera prêt vers le mois de septembre.
Visiblement très soulagé, Patrice Duval, le maire des villes s?urs n?hésite pas à témoigner sa reconnaissance envers ceux qui ont contribué à débloquer la situation. «Un maire doit subir beaucoup d?épreuves. Il doit pouvoir assumer ses responsabilités et surtout prendre la décision qui ne fait pas du tort à la ville», confie-t-il.
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