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Les lycéens français ouvrent une semaine agitée
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Les lycéens français ouvrent une semaine agitée
Les lycéens ouvrent demain une semaine sociale agitée avec, pour point d?orgue, la journée d?action unitaire du 10 mars pour la défense des 35 heures et des revendications salariales. Cette mobilisation avec ?grèves, débrayages et manifestations? coïncide avec le début de la campagne du référendum sur la Constitution européenne, fixé au 29 mai.
Après plusieurs semaines de mobilisation, les syndicats de lycéens et leur coordination nationale réclament le ?retrait total? du projet de loi Fillon, adopté mercredi par les députés et examiné au Sénat à partir du 15 mars.
Le gouvernement a retiré du texte la très controversée réforme du baccalauréat, mais cela n?a pas suffi à désamorcer la grogne des lycéens, qui espèrent rassembler 100 000 manifestants demain avant de se joindre à la mobilisation syndicale de jeudi.
La semaine dernière, le ministre de l?Education, François Fillon, a estimé que le mouvement des lycéens n?avait plus de raison d?être après le vote des députés et que ?la loi ne se fait pas dans la rue?. Des propos qui n?ont fait qu?attiser la colère des organisations lycéennes, qui mettent désormais en avant la revendication d?une ?école plus juste?.
?François Fillon défend une conception élitiste et conservatrice de l?école?, a déclaré Karl Stoeckel, secrétaire général de l?Union nationale lycéenne (UNL). La colère lycéenne, qui témoigne d?une inquiétude sur l?avenir, rejoint le ras-le-bol grandissant d?une partie du monde syndical et militant contre l?ultralibéralisme, au moment où débute la campagne référendaire sur le traité européen.
Les chercheurs ont prévu une nouvelle journée d?action mercredi, jour anniversaire de la spectaculaire démission collective de milliers de directeurs de laboratoires l?an dernier.
Devant le risque d?un nouveau conflit avec les scientifiques, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a promis de rendre des arbitrages dans les trois semaines mais syndicats et associations maintiennent leur appel.
Le lendemain, les principaux syndicats (CGT, FO, CFDT, Unsa et Solidaires) espèrent capitaliser sur le vif mécontentement des salariés, non seulement sur les 35 heures, mais sur la question salariale.
Les appels à la grève n?ont cessé de se multiplier ces derniers jours. A la SNCF, les cinq principales fédérations de cheminots ont déposé un préavis de grève de 24 heures, de même qu?à la RATP et à EDF-GDF. Ces actions s?ajoutent à celles déjà prévues dans l?éducation, la fonction publique, à la Poste et à France Télécom.
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