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Les larmes de Fabregas

12 avril 2008, 00:00

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<B>Par Claude JULIE</B>

Cette fois, les dés sont jetés. Pour la troisième fois consécutive, Arsenal est en passe de boucler une saison blanche. Notamment, à l'issue de sa chute, mardi dernier, face à Liverpool, dans la manche retour comptant pour les quarts de finale de la Champions League. Une chute qui, combinée au nul concédé à l'aller, est synonyme d'élimination.

Que dire en somme de cette soirée sinon qu'elle aura tourné en un des pires cauchemars qu'ils aient sans doute connus depuis très longtemps. Moins, à la limite, par le résultat lui-même que par les maints revirements de situation que l'affrontement a engendrés. En particulier, lors des cinq dernières minutes, où en l'espace d'une poignée de secondes dignes d'un film d'Alfred Hitchcock, leur allégresse (but d'Emmanuel Adebayor) était transformée en désespoir (but de Steven Gerrard sur penalty).

Un désespoir d'autant plus profond que la faute de Kolo Touré sur Ryan Babel, qui entraîna la sanction suprême, fut loin d'être évidente. En tout cas, beaucoup moins évidente que celle commise, à l?aller par Dirk Kuyt aux dépens d'Alexandr Hleb et pour laquelle l'arbitre refusa le penalty à Arsenal. A la grande colère, au demeurant légitime, du coach Arsène Wenger.

Certes, on ne peut pas dire pour autant que Liverpool ait usurpé sa 3e qualification d'affilée à la demi-finale de la compétition. Dans la mesure où, après le premier quart d'heure dominé de la tête et des épaules par les jeunes Gunners, il a su, grâce à sa meilleure fraîcheur physique, équilibrer d'abord l'intense duel. Avant de s'en offrir la direction après la pause, et ce, jusqu'au final décisif.

Mais, à bien voir, le véritable tournant de la confrontation, alors que le supense était à son comble, avec une marque d'un but partout, aura été la sortie sur blessure, juste avant le repos, du milieu londonien, Mathieu Flamini. Quand on connaît le poids que représente ce métronome aux côtés de Cesc Fabregas dans le dispositif défensif des Gunners, on peut mesurer le scepticisme qui gagnait déjà les supporters, avec cette perte.

Une perte qui, finalement, caractérise bien cette fin de saison dramatique d'Arsenal. Si on retient que, mardi, non seulement manquait à l'appel le latéral Bacary Sagna, mais qu'il vient tout juste de rejoindre à l'infirmerie le milieu Tomas Rosicky et l'attaquant Eduardo Silva. Ainsi, les larmes de Fabregas, à la sortie, en cette même soirée, se passent de commentaire.

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