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Les investissements de la WMA entraînent la hausse des tarifs

20 février 2008, 00:00

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A partir du 1er mars, il faudra payer davantage pour les services de tout-à-l?égout. L?augmentation sera d?une moyenne de 22 %. Une des principales raisons de cette décision prise par la Wastewater Management Authority (WMA) est le besoin de recouvrer les gros investissements dans le secteur de l?assainissement.

Pour 10 mètres cubes d?eaux usées par mois, le tarif passe de Rs 4,50 à Rs 5,50. De 10 à 20 mètres cubes, ce sera Rs 6,50. Entre 20 à 50 mètres cubes, ce sera Rs 15. Et pour plus de 50 mètres cubes, ce sera Rs 34.

«Ce sera un tarif progressif. Ceux au bas de l?échelle sont protégés. Deux consommateurs sur trois paieront une somme additionnelle de seulement Rs 10 par mois», affirme Anoop Soonarane, directeur général de la WMA. «Les raccordements sont gratuits. Chaque raccordement coûte entre Rs 75 000 et Rs 175 000 au gouvernement pour les abonnés domestiques, ajoute-t-il. Quelque 22 % de la population sont raccordés actuellement et ce chiffre devrait atteindre 50 % en 2012.»

Retards dans les projets

Il fait ressortir que le retard dans la réalisation des projets dans le secteur du tout-à-l?égout, s?explique par différents facteurs. «Mais nous sommes en train de considérablement rattraper ce retard avec les projets qui sont réalisés. Ces projets nécessitent des investissements de plus de Rs 7 milliards et vont permettre de protéger l?environnement, les lagons, les nappes phréatiques et la santé publique. Environ 55 % de l?eau potable provient des nappes phréatiques», estime Anoop Soonarane.

Pour cette raison, la WMA a, au cours de ces dernières années, investi dans la construction de quatre grosses stations d?épuration, (à Grand-Baie, St-Martin, Baie-du-Tombeau et Montagne-Jacquot) et dans l?aménagement du réseau pour la collecte et le transport des eaux usées.

Après la première phase de raccordement de 1 500 maisons à Grand-Baie, la WMA envisage une extension du réseau pour la desserte d?autres régions, dont Pointe-aux-Canonniers et Pointe-aux-Piments.

A Baie-du-Tombeau, 1 600 raccordements ont déjà été effectués. Le contrat pour la deuxième phase a déjà été alloué. Il porte sur 1 200 raccordements. Les travaux vont prendre fin en septembre de l?année prochaine.

En même temps, à Baie-du-Tombeau, la WMA procède à la pose de nouveaux tuyaux dans la région pour améliorer la fourniture en eau potable. Avec l?aménagement de la zone de coopération économique et commer- ciale du groupe Tianli, des travaux pour la construction d?un réseau sont envisagés pour le transport des eaux usées jusqu?à la station d?épuration.

Dans les Plaines-Wilhems, des travaux sont en cours pour le raccordement de quelque 30 000 maisons. Le projet nécessite l?allocation de trois contrats. Un premier contrat a déjà été accordé pour quelque 13 000 maisons. Pour le second contrat de raccordement, l?évaluation des offres est en cours par le Central Procurement Board. Cinq sociétés sont en lice. L?ouverture des offres dans le cadre du troisième contrat de raccordement des maisons des Plaines-Wilhems aura, pour sa part, lieu le 11 mars.

Pailles et Les Guibies l?année prochaine

Pour la côte ouest, une étude de faisabilité avait été réalisée en 2003. Mais elle ne concernait que les villages de Bambous et de Flic-en-Flac. Or, avec le développement foncier dans la région de Rivière-Noire, la WMA compte réactualiser l?étude. Des négociations sont en cours au sujet du financement pour l?étude de faisabilité. Une fois ce cap franchi, il faudra alors s?atteler à rechercher des fonds pour financer le projet.

«Nous allons tout mettre en ?uvre pour faire démarrer les projets à Pailles et aux Guibies l?année prochaine. Actuellement, c?est la phase de négociations pour faire les acquisitions foncières pour les canalisations et faire les raccordements», souligne Anoop Soonarane.

Dans quelle mesure le privé pourrait être impliqué dans le secteur des eaux usées ? «Ce sera au niveau du management des contrats pour les opérations et de maintenance. Il y a des stations d?épuration qui ont été construites, par exemple. L?investissement dans les projets de développement restera entre les mains de la WMA», explique le directeur général de la WMA.

«Nous avons investi dans le capacity building. Nous avons une équipe de jeunes ingénieurs capables de prendre en charge les projets et de les gérer suivant les règles d?art», ajoute-t-il.

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