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Les infirmières peuvent pratiquer l?avortement
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Les infirmières peuvent pratiquer l?avortement
Le Parlement sud-africain a approuvé jeudi un projet de loi facilitant l?accès à l?interruption volontaire de grossesse en autorisant les infirmières à pratiquer des avortements. La mesure a été critiquée par l?importante association des Infirmières démocrates d?Afrique du Sud (Denosa), qui estime que cela va accroître leur charge de travail à un moment où le pays manque de personnel médical. «C?est irresponsable d?augmenter la charge de travail des infirmières alors qu?il en faudrait 31% de plus dans le pays», a déclaré un responsable de Denosa, Thembi Mngomezulu. La loi autorise également tous les hôpitaux privés et publics équipés d?un service de maternité permanent à pratiquer des avortements durant le premier trimestre de la grossesse, sans avoir besoin d?une autorisation spécifique du ministère de la Santé.
La loi a été adoptée par 218 contre 52, tous les parlementaires du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) ayant voté pour, a précisé une députée du Parti démocrate-chrétien africain, Cheryllyn Dudley. Sa formation, ainsi que le petit Parti des démocrates-chrétiens unis et le Freedom Front Plus se sont opposés à la loi, de même que certains parlementaires de l?Alliance démocratique, principale formation d?opposition. L?ANC a accusé l?opposition et les groupes de lobbying de chercher à relancer le débat sur l?avortement. Quelque 330 000 interruptions volontaires de grossesses ont été pratiquées en Afrique du Sud depuis 1997. L?avortement avait été légalisé l?année précédente.
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