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Les indices boursiers continuent à chuter
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Les indices boursiers continuent à chuter
La Bourse de Maurice a connu de bien meilleurs jours. Aujourd?hui, ses indices principaux ne cessent de dégringoler. Le SEMDEX, particulièrement, qui est descendu à 1 638,58 points, hier à la clôture. Son niveau le plus bas cette année. Si l?on se rappelle qu?à la mi-février, le même indice culminait à près de 2 100 points, il y a de quoi s?inquiéter.
Plusieurs facteurs expliquent cette folle baisse du SEMDEX. Les analystes privilégient des causes liées au contexte international. Les tendances sur les marchés boursiers dans les pays occidentaux déterminent les comportements des investisseurs à la Bourse de Maurice.
L?économiste Swadicq Nuthay estime que Maurice ne peut pas prétendre être à l?abri des remous dont sont victimes les marchés boursiers internationaux. «La santé de l?économie mauricienne dépend de la situation au plan international. L?Europe et les Etats-Unis sont les marchés principaux de nos produits d?exportation. En outre, insiste le spécialiste, l?industrie du tourisme fonctionne grâce aux arrivées de visiteurs venant de ces mêmes pays. Dès lors, les craintes d?un ralentissement économique sur ces marchés ont un impact sur le comportement des investisseurs. Par conséquent, cela affecte les cours des actions. Bien que la plupart des entreprises mauriciennes cotées en Bourse aient eu d?excellents résultats l?année dernière», explique Swadicq Nuthay.
L?analyste financière, Manjula Ramdaursingh est du même avis. Selon elle, la flambée des cours du pétrole, les crises financières et immobilières s?ajoutent à tous ces problèmes. Mais elle estime que les vendeurs actuels à la Bourse sont essentiellement les personnes qui détiennent très peu d?actions. «Ce sont surtout des petits porteurs qui vendent leurs actions actuellement, explique-t-elle. C?est un peu par peur de tout perdre, dans le milieu des petits investisseurs. Quant aux investisseurs étrangers et institutionnels, ils sont toujours présents, même s?ils adoptent une attitude assez prudente», affirme-t-elle. Nul ne sait combien de temps durera cette attitude de «wait and see» des porteurs étrangers et institutionnels.
<B>«La croissance est toujours possible»</B>
Mais Manjula Ramdaursingh continue en disant que les publications prochaines des comptes trimestriels orienteront les investisseurs dans leur décision. «Il y a quand même des «good buys» qui attireront de nouveaux acquéreurs», assure-t-elle. Les actions de certaines chaînes hôtelières, et celles des banques telles que la Mauritius Commercial Bank et la State Bank of Mauritius, peuvent rebondir à tout moment, selon l?avis de certains observateurs.
Mais pour Raj Tapesar, c?est tout l?avenir des entreprises cotées en Bourse qui est déterminant pour les investisseurs. «Les investisseurs sont beaucoup plus préoccupés de l?avenir des entreprises cotées, que de leurs résultats passés. Les investisseurs étrangers sont pour la plupart des institutionnels qui investissent plus pour le long terme. Ils se basent sur les résultats futurs des sociétés dont ils achètent les actions», explique Raj Tapesar. Il estime que des investisseurs étrangers pourraient encore engager leurs fonds à Maurice. «Les entreprises mauriciennes ont encore des potentialités attrayantes aux investisseurs. La croissance est toujours possible. Cela n?est pas toujours le cas ailleurs», assure Raj Tapesar. Mais il conseille aux investisseurs de toujours recueillir l?avis de spécialistes. «Demander conseils auprès des professionnels est la meilleure attitude à adopter. Ils connaissent mieux les entreprises cotées et peuvent mieux évaluer leurs performances», insiste Raj Tapesar.
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