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Les géants de l?Internet justifient leur coopération avec la censure chinoise
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Les géants de l?Internet justifient leur coopération avec la censure chinoise
?Nous sommes tous confrontés au même dilemme entre le respect des valeurs américaines et les lois chinoises que nous devons respecter?, a déclaré, mercredi le chef des services juridiques de Yahoo!, Michael Callahan, en faisant ainsi écho aux prises de position des autres responsables des grands portails.
Les représentants de Yahoo!, Microsoft, Google et Cisco Systems déposaient devant une sous-commission parlementaire examinant les implications sur le respect des droits de l?homme de leur collaboration avec les autorités chinoises.
Ces dernières semaines, ils ont fait l?objet d?une volée de critiques, notamment au Congrès, pour leur attitude pour le moins accomodante avec Pékin. Le portail chinois de Microsoft a ainsi bloqué en juin 2005 les expressions de ?démocratie? , ?liberté? et ?droits de l?homme? employés par des utilisateurs. Selon Reporters sans frontières, Google aurait, de son côté, retiré de son moteur chinois la possibilité de consulter des ?médias considérés par Pékin comme ?subversifs??. Le groupe Yahoo! a lui été accusé d?avoir fourni des données aux autorités chinoises ayant permis l?arrestation d?au moins un cyberdissident.
En septembre, un journaliste chinois, accusé par Pékin d?avoir divulgué des ?secrets d?Etat? par le biais de son adresse Yahoo!, a été condamné à dix ans de prison.
<B>Entre préoccupations et pragmatisme</B>
Les auditions menées mercredi pourraient accélérer le passage d?une loi obligeant les grands portails à placer leurs serveurs en dehors de pays répressifs et à interdire l?exportation de technologies Internet vers de tels pays. Un projet de loi allant en ce sens est en cours d?élaboration.
Les géants de l?Internet ont tous affirmé être préoccupés par les restrictions imposées par la Chine sur les contenus mis en ligne mais ils ont souligné que les lois chinoises ne leur laissaient pas d?autre choix que de s?exécuter. ?Ne pas se plier à la législation aurait pu entraîner des poursuites criminelles contre Yahoo! Chine et même des peines de prison contre ses employés?, a affirmé aux parlementaires Michael Callahan. ?En fin de compte, a-t-il poursuivi, les compagnies américaines installées en Chine sont placées devant le choix suivant : respecter la législation chinoise ou fermer boutique.?
Pour sa part, le représentant de Google, Elliot Schrage, a déclaré que Google.cn, le moteur de recherche conçu pour le marché chinois, représentait une solution pragmatique, en respectant le cadre défini par le gouvernement chinois, mais en répondant à la plupart des demandes des internautes de ce pays.
Il apporte, a-t-il estimé, une contribution ?certes imparfaite, mais néanmoins significative au développement des accès à l?information en Chine?. ?Ce service, a-t-il poursuivi, fournit des résultats de recherche à la fois meilleurs et plus nombreux sur un très grand nombre de sujets, à l?exception de quelques dossiers politiques sensibles.?
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