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Les Galactiques redescendent sur terre

2 janvier 2005, 00:00

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Les Galactiques justifient-ils encore leur surnom ? Au vu de l?année 2004 du Real Madrid, on peut sérieusement en douter. Toujours spectaculaire, le club espagnol encaissait beaucoup de buts mais en marquait énormément. Zinédine Zidane et ses coéquipiers parvenaient donc à compenser une défense calamiteuse par une attaque de feu. Mais cette situation « tactique », finalement très fragile, a subi un coup d?arrêt brutal le 6 avril dernier, lors du match retour des quarts de finale de la Ligue des Champions. Eliminés par Monaco, les Madrilènes ne s?en sont jamais remis.

<B>Une rapide descente aux enfers</B>

Le premier grand rendez-vous de l?année 2004 est la finale de la Coupe d?Espagne, le 17 mars. Peu inspirés, les joueurs du Real laissent échapper le premier titre de la saison, battus par une équipe de Saragosse (3-2), pourtant réduite à dix dans la prolongation. Deux semaines plus tard, une rencontre bien plus cruciale attend Raul et ses coéquipiers. Forts de leur avance du match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions (4-2), l?ouverture du score du capitaine merengue provoque les larges sourires des Ronaldo, Zidane et consorts. Peut-être un excès de confiance dont profitent Ludovic Giuly et ses coéquipiers pour s?imposer 3-1 dans un match de légende qu?il est inutile de résumer une nouvelle fois. Monaco élimine le grand Real. Le retour sur terre commence pour les Galactiques.

Encore leader de la Liga, le Real Madrid subit une nouvelle humiliation cinq jours après avoir quitté la scène européenne. Largement battue par Osasuna au stade Santiago Bernabeu (0-3), c?est une équipe fantomatique qui évolue devant un public presque scandalisé. Les « pañuelos » sont de sortie. Pas de doute, un ressort s?est cassé, celui de la confiance. Et ce n?est pas l?heureuse victoire chez le voisin, l?Atlético Madrid, la semaine suivante (1-2) qui va dissiper les doutes. En effet, ce qui suit est tout simplement la pire fin de championnat de l?histoire du club, ce qui n?est pas peu dire. Les cinq dernières journées se résument en autant de défaites. Battus trois fois à domicile, contre Barcelone (1-2), Majorque (2-3) et la Real Sociedad (1-4), ainsi qu?à La Corogne (2-0) et Murcie (2-1), les hommes de Carlos Queiroz sont inexistants. Après les Galactiques du début de championnat, voilà les Pathétiques d?une fin de saison à être très vite oubliée, qui les voit terminer à une piteuse quatrième place en Liga, les obligeant à disputer le tour préliminaire de la Ligue des Champions.

<B>Un recrutement fantôme</B>

Le début de saison 2004-2005 ne semble pas avoir changé la donne. Certes, les défaites ne s?accumulent plus, mais le problème du milieu de terrain défensif est loin d?être réglé. Les défenseurs recrutés à grands coups de millions n?ont pas le rendement attendu. Walter Samuel tarde à justifier son surnom (« Le Mur »). Quant à Jonathan Woodgate, il n?a pas encore joué, l?Anglais étant toujours blessé. Résultat, le Real se traîne en championnat. Quatre petits buts marqués lors des six premières journées, là encore un triste record. Et ce ne sont pas les cartons réalisés face à Albacete (6-1) et Levante (5-0) qui vont sauver les apparences. La cinquième place actuelle, à douze points du Barça, est loin des objectifs du club. Mais force est de constater que les Madrilènes ne méritent pas mieux.

Le constat est le même en Ligue des Champions. Qualifiés de justesse pour les huitièmes de finale, les Merengue n?ont, à aucun moment, semblé maîtriser leur sujet, à l?image des matches contre Leverkusen et le Dynamo Kiev. L?affrontement face à la Juventus Turin, véritable anti-Real tant la Vieille Dame est solide, s?annonce bien périlleux. Aligner des stars sur le terrain ne suffit donc plus. D?autant que Raul, le capitaine emblématique, n?est plus à son meilleur niveau depuis deux ans maintenant. David Beckham n?apporte pas tout ce qu?on attend de lui. Ronaldo, Zidane et Luis Figo tentent bien de surnager mais quand l?équipe tout entière ne suit pas, il n?y a pas grand-chose à faire. Seul Michael Owen, le nouveau Galactique, répond présent quand on fait appel à lui. Plus que jamais, l?effectif du Real est trop déséquilibré entre la défense et l?attaque et semble finalement peu adapté au football moderne, tout comme une partie de la politique de Florentino Perez. La fameuse assise défensive, propre aux grands clubs italiens ou à des équipes comme Chelsea et Valence, n?existe pas. Difficile, dans ces conditions, d?espérer se hisser au sommet de l?Europe. Les Galactiques pourront-ils tout de même s?envoler de nouveau en 2005 ? Rien n?est moins sûr.

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