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Les failles de la ?literacy strategy?
Deux ans après son entrée dans les classes du primaire, le programme lire, écrire et compter (National Literacy & Numeracy Strategy), fait encore des vagues. Les principaux syndicats du primaire ont établi plusieurs mémoires proposant un aménagement de ce programme conçu pour faire baisser le taux d?échec au Certificate of Primary Education (CPE). .
Actuellement, le ministère de l?Education finalise une demande de soutien technique d?experts de la Grande-Bretagne pour repérer et réparer les failles. Celles-ci sont déjà identifiées.
La situation est grave, disent les syndicalistes. Certaines écoles n?appliquent plus la stratégie qui exige pourtant une extension quotidienne de 25 minutes des heures classes, chaque jour d?école. Côté ministère, on est réaliste. ?Nous n?avons pas atteint l?idéal mais le résultat est déjà là. Le taux d?échec au CPE a baissé?, constate Steven Obeegadoo, ministre de l?Education.
Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union (GTU), déclare : ?Ce projet d?envergure, qui a notre bénédiction, n?a jamais été défini. Beaucoup d?enseignants ne savent pas en quoi il consiste?.
Tous les enseignants touchent pourtant une allocation mensuelle, négociée en 2002 : entre Rs 550 et Rs 850, pour assurer cinq périodes supplémentaires de 25 minutes par semaine. Mais les enseignants ?généralistes? et ceux des langues orientales ne sont pas logés à la même enseigne. Ces derniers doivent assister leurs collègues mais, trop souvent, ils sont absents.
Dans un courrier au ministre, Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers? Union (GHTU), écrit qu?il y a ?urgence pour éqilibrer les responsabilités? entre ces deux catégories d?enseignants. Il déplore que les langues orientales ne sont pas incluses dans le projet. Avis partagé par la GTU.
Autres griefs des enseignants : les manuels prévus pour janvier dernier ne sont toujours pas disponibles . Lles jeux et autres activités laissent trop souvent la place à la théorie, alors même que la pédagogie proposée repose sur la pratique. ?Certains sont encore trop attachés à la manière traditionnelle?, répond le ministre.
Les inspecteurs n?assurent pas le suivi du programme. ?Nous ne sommes pas payés pour faire ce travail, donc nous nous limitons?, dit un inspecteur d?école. Un membre de l?exécutif de la GTU confirme : ?Les inspecteurs n?ont pas été d?une grande aide.?
Suttyhudeo Tengur suggère plusieurs solutions : la mise sur pied d?un comité technique, des outils pour identifier les enfants concernés, l?inclusion des langues orientales au programme qui ne doit pas se limiter au français et à l?anglais, l?instauration de formations spécialisées pour les enseignants, un support spécial aux parents.
Le ministre se dit sensible ?à toutes les suggestions et accueille les demandes des syndicats avec un esprit très ouvert?. Une réunion devrait d?ailleurs avoir lieu ?incessamment? entre le ministre et la GTU pour discuter des divers problèmes autour de la stratégie préconisée.
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