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Les entreprises mauriciennes réussissent diversement à l?étranger
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Les entreprises mauriciennes réussissent diversement à l?étranger
L?Etroitesse du marché mauricien pousse des entreprises à tabler sur l?exportation de leur savoir-faire. Mais cette démarche fait face à des fortunes diverses.
Les investissements des sociétés sucrières mauriciennes dans la réhabilitation et l?opération d?usines sucrières en Afrique ont été des expériences malheureuses. Par contre, l?hôtellerie, les services et le textile ont connu du succès, mais à divers degrés.
Pour le groupe Harel Frères, par exemple, les investissements dans une sucrerie en Côte d?Ivoire n?ont pas donné les résultats escomptés. «En raison des pertes réalisées liées aux problèmes politiques en Côte d?Ivoire, nous avons décidé de ne plus comptabiliser ces opérations dans nos livres. Nous sommes prudents. Aucun autre investissement n?est envisagé pour l?Afrique», explique Louis Denis Koenig, secrétaire du groupe Harel Frères.
«La production sucrière a repris et elle devrait être meilleure cette année qu?en 2007. Mais il n?y a aucune garantie du lendemain. Nous sommes moins actifs et moins impliqués sur le terrain même si nous restons actionnaires dans la société Sucrivoire.»
Du côté de Mozambique, également, les résultats financiers du consortium mauricien dans le secteur sucrier à Marromeu n?ont pas été à la hauteur des espérances. Au point où certains membres du consortium ont déjà vendu leurs parts, et que d?autres s?apprêtent à le faire. Il y a déjà eu des changements au niveau de l?actionnariat.
«La situation n?est pas brillante. L?opération n?a pas été profitable mais le potentiel est là pour augmenter la production. Très probablement dans un an ou deux, nous serons dans une situation de profitabilité», dit Joseph Vaudin, chief executive de Fuel, sucrerie qui reste un des membres du consortium.
Les rendements de la canne à Marromeu ont été plus faibles que les estimations. Sans compter que l?apport des mesures correctives prend du temps pour arriver à maturité.
Par contre, le groupe Ciel, en partenariat avec le Quartier français de la Réunion, a plus de chance en Tanzanie. Ils comptent même faire des extensions de leurs opérations.
Croissance modérée
Mais les hôtels continuent leur expansion dans la région. Naïade Resorts a fait récemment l?acquisition de deux hôtels à La Réunion.
Beachcomber construira un cinq-étoiles, le Côte d?Or, aux Seychelles, qui s?ajoute au Sainte Anne Resort & Spa, premier-né du groupe dans l?archipel. Autre projet, au Maroc, la construction du Royal Palm Marrakech. Constance Hotels construit Halaveli Resort aux Maldives et Ephélia Resort aux Seychelles, où le groupe possède déjà le Lemuria.
Arnaud Martin, directeur commercial du groupe Sun Resorts, estime que le succès de l?hôtellerie mauricienne localement et dans la région est lié au savoir-faire, à la qualité, aux beaux sites, à la culture de travail, aux capitaux investis pour offrir un produit attrayant à la clientèle avec tout le confort voulu, un réservoir de main-d??uvre bilingue, et qui comprend aussi ce que les clients demandent.
Mais avec les problèmes économiques en Europe, qui pourraient ralentir la croissance touristique en 2008, c?est la prudence, après une année 2007 record pour le secteur. Car les autorités tablent sur une croissance modérée de 8 % à 10 %, après les 15 % de 2007.
Côté services financiers également, les cabinets de consultants se portent très bien. «Notre hinterland c?est l?Afrique car notre marché à Maurice est limité. Nous sommes positionnés pour aider les compagnies mauriciennes à s?implanter en Afrique ainsi que des compagnies africaines à avoir des partenaires à Maurice», déclare Jean Marc Harel, partenaire de De Chazal du Mée (DCDM).
Des raisons qui ont amené DCDM à ouvrir des bureaux au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda, au Botswana, en Zambie et à Madagascar.
Dans le secteur textile, le groupe Ciel est le plus gros opérateur à Madagascar. Il y a poursuivi son activité après les problèmes politiques que ce pays a connus il y a sept ans. Alors que d?autres, qui ont abandonné Madagascar, hésitent à y retourner.
«Avec l?appréciation de la roupie par rapport au dollar et à l?euro, certaines entreprises pourraient réviser leur position et Madagascar pourrait être une solution pour aider Maurice à préserver sa compétitivité», estime Eric Dorchies, Executive Director d?Aquarelle, entreprise qui fait partie de Ciel Textile.
«Ce qui est intéressant avec Madagascar, c?est la main-d??uvre stable qu?on peut avoir, chose très bonne pour la productivité et l?efficience. La situation politique est stable. Mais un des désavantages est l?insuffisance du transport maritime entre Madagascar et nos principaux marchés pour nos produits textiles», estime Eric Dorchies.
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