Publicité

Les enfants du rock

23 août 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Cinq étudiants formant un groupe bien uni. Nicholas Netta, Arnaud René, Jérémy Lim, Jason Huet et Brian Thomas, associés pour une cause commune.

Strike on Friday est né en décembre 2007 de l?accouplement fécond de jeunes passionnés de rock et de musique alternative. Leur musique est une sombre collision entre rock et fusion. Un mélange exposé avec autant de sobriété que de profondeur, et qui confirme tout le bien que l?on pense déjà de ce groupe.

Beau-Bassin, un mercredi soir. Comme à leur habitude, les Strike on Friday répètent dans le garage de Jérémy Lim. Ces rencontres nocturnes sont devenues au fil du temps des rituelles. Dans ce quartier général, les chopines de bière ont autant d?importance que les instruments de musique. Elles jonchent le sol et «c?est normal». Rires, musiques et prises de bec sont toujours au rendez-vous. «Des habitudes qui ne changeront jamais», confie Arnaud René. C?est dans cette ambiance que sont nées toutes les compositions du groupe. Dans le garage l?atmosphère est à la création. Les notes sonnent. La musique prend vie.

Ils n?ont pas la prétention d?amener une musique nouvelle. Les Strike on Friday ne font que jouer pour leur plaisir et celui des autres. L?ambition est là. Ils ont soif de reconnaissance et espèrent, un jour, boire le breuvage de la notoriété. «Mais pour l?instant, on veut simplement jouer. On est prêt à se produire n?importe où, même dans les veillées mortuaires s?il le faut. Notre envie de scène est tellement forte», explique Arnaud René.

C?est la réussite de groupe tel que Xbreed Supersoul qui leur permet d?espérer. «Pourquoi pas nous ?» se disent-ils. Mais une chose est sûre «nous ne prendrons jamais la grosse tête. Nous avons du respect pour leur musique. Mais nous resterons toujours simples», ajoutent-ils. Avec le succès de Xbreed Supersoul en point de mire et leur soif de scène, Strike on Friday travaille dans ce sens. L?objectif est à portée de main et ils ne veulent pas laisser passer leur chance.

<B>Caractère rebelle</B>

Ces jeunes ont grandi avec le rock et c?est cette musique qu?ils ont choisie pour avancer dans ce milieu. «Nous sommes des enfants du rock. Cette musique a bercé notre jeunesse et est un compagnon de nos moments d?angoisse. Le rock est intense et véhicule mieux les émotions», explique Arnaud René. Ils préfèrent ce style de musique pour son caractère rebelle, anarchiste qui colle admirablement aux textes de Brian Thomas, parolier et compositeur du groupe.

Des compositions qui parlent de la vie des jeunes à Maurice. Des expériences vécues par des ados. Le nom du groupe : Strike on Friday, illustre aussi leur philosophie. Un nom en mémoire aux vendredis où ils ont préféré leurs guitares aux bancs de l?école.

Aujourd?hui Strike on Friday n?a plus rien à voir avec l?école buissonnière. Le groupe se dit le porte-parole d?une jeunesse bâillonnée. La voix des jeunes qui ne parlent pas la même langue que leurs parents. «Nous avons tous du mal à communiquer avec nos aînés. Ils nous ressortent toujours le même discours : pourquoi faites-vous de la musique ? Et, pourquoi le rock. Peut-être qu?ils poseraient moins de questions si nous faisions de la musique classique», s?interrogent Strike on Friday.

Ces derniers ont trouvé un exutoire et veulent le partager. Ils sont à la recherche d?un producteur. Strike on Friday a le potentiel pour bien faire et le talent qui va avec. On entendra bientôt parler d?eux.

Publicité