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Les enfants confiés à la mère, le père en a aussi la garde...
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Les enfants confiés à la mère, le père en a aussi la garde...
Elle a obtenu la garde de ses enfants, il l?a obtenue aussi. Situation singulière mais pas impossible car Marie Martine Jordan et son époux, Michael Rex Jordan ne vivent pas dans le même pays : elle est à Maurice, lui en Amérique. Chacun a entamé des démarches pour garder les enfants dans son pays respectif. Et elles ont abouti des deux côtés. La Cour suprême a dû trancher : elle a donné gain de cause à la mère. Celle-ci s?occupera donc de ses deux enfants, Raie Roxane, huit ans, et Rachelle Dominique, sept ans.
Michael et Martine se marient civilement en mars 1993. Le couple s?installe aux Etats-Unis où naissent les deux enfants. En septembre 1998, toute la famille vient passer des vacances à Maurice. Mais au lieu de regagner l?Amérique, comme prévu, Marie Martine décide de rester, avec les enfants. Elle fait une demande au juge en référé et obtient un ordre d?injonction interdisant à ses enfants de quitter Maurice sans son autorisation expresse.
Le 3 février 1999, elle fait une autre demande et obtient la garde immédiate de ses deux enfants. Le même jour, son mari fait une demande sous la Hague Convention on the Civil Aspects of International Child Abduction pour le retour de ses enfants aux Etats-Unis. Il initie une autre procédure à la cour de Caroline du Sud pour la garde de ses enfants. Le 10 février 1999, il loge une pétition de divorce aux Etats-Unis et la fait servir à sa femme.
Divorce en attente
A Maurice, la garde provisoire des enfants est accordée à Marie Martine le 17 février 1999, à la suite d?un ordre émis par un juge en référé. La pétition de divorce qu?elle a logée est toujours devant la Cour suprême. En mars 1999, aux Etats-Unis, son mari obtient le divorce et la garde des enfants. Il demande, via une motion logée par le secrétaire permanent du ministère des Droits de la Femme et du bien-être de la famille, que ce jugement soit rendu exécutoire à Maurice.
Me Maxime Sauzier, qui représente Marie Martine, argue que la demande de Michael Rex ne peut être entretenue. Il soutient que la convention sur les aspects civils de l?International Child Abduction Act est entrée en vigueur le 3 octobre 2000. Ce qui veut dire, dit-il, que sa cliente ne peut être privée de l?ordre émis le 3 février 1999, lui accordant la garde immédiate de ses enfants.
Me Prameeta Cheetoo, State Counsel, indique, elle, que le gouvernement des Etats-Unis a accepté l?accession de Maurice à cette convention en juillet 1993 et que la convention entre les deux pays entre en vigueur en octobre 1993.
La demande de Michael Rex pour récupérer ses deux enfants a été rejetée par les juges Premila Balgobin et Ah Foon Chui Yew Cheong. Elles ont refusé d?émettre un ordre l?autorisant à emmener ses enfants avec lui aux Etats-Unis.
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