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Les droits des séropositifs officiellement reconnus

12 juillet 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La Grande île figure parmi les premiers pays africains à éditer une loi reconnaissant les droits des personnes vivant avec le virus VIH/Sida.

Les personnes vivant avec le VIH/Sida ne porteront plus leur statut sérologique comme une croix grâce à la nouvelle loi qui leur est consacrée. Si auparavant de nombreuses personnes séropositives cachaient leur état pour éviter la stigmatisation et la discrimination, cette nouvelle loi leur garantit des droits comme ceux des personnes en bonne santé.

?Je crois que le gouvernement malgache doit mener une campagne de sensibilisation pour l?application et le respect de cette loi au quotidien. Beaucoup de gens fuient encore les personnes séropositives à Madagascar?, rapporte Randretsa, un père de famille heureux de cette nouvelle initiative du gouvernement. Pour une lycéenne, cette loi est la suite logique des efforts pour la lutte contre le sida à Madagascar.

Cette législation concerne surtout le milieu du travail où les personnes séropositives ne devraient pas subir de mauvais traitements à cause de leur statut sérologique. En effet, ?de nombreuses personnes fuient les séropositifs?, explique un médecin prenant en charge le counselling des personnes séropositives. La nouvelle loi stipule que l?employeur doit prendre les mesures nécessaires pour éviter toute contamination et observer les conditions d?hygiène sur les lieux de travail.

Le milieu carcéral doit bénéficier des moyens de protection contre la contamination. Dans les cas contraires, des dispositions pénales aboutissant à un paiement d?amende de 100 000 ariary à Ar 2 millions suivi d?emprisonnement sont stipulées dans la nouvelle loi sur le VIH/Sida.

<B>Fanja SAHOLIARISOA</B>

<B>Vingt tombes profanées à Toliara</B>

Vingt tombes ont été profanées au cimetière Vezo de Toliara, dans la nuit d?avant-hier. Deux d?entre elles ont été entièrement vidées. Le vol d?ossements humains reprend ainsi donc à Toliara. Cette fois-ci, les Tuléarois assistent à un acte de profanation des valeurs ancestrales.

Le cimetière d?Andranomena, dans le district de Toliara I, a aussi subi un acte de vandalisme, lundi. Une vingtaine de tombeaux ont été profanés, certains cambriolés et vidés de tout leur contenu. Dans la plupart des cas, les malfaiteurs n?ont laissé que les crânes des squelettes.

Les décorations de certaines sépultures ont été dérobées, des croix enlevées, des fleurs brûlées. Révoltés, les fokonolona n?ont pas tardé à se mobiliser pour traquer les malfaiteurs. Ils ont appréhendé un suspect. Le présumé malfaiteur a été surpris grâce au réflexe d?une famille, dont le tombeau se trouve à Andranomena.

?Certaines personnes, qui venaient d?enterrer un proche sur le site, lundi après-midi, nous ont informés que notre tombeau familial a été cambriolé. La nuit de ce même lundi, nous nous sommes précipités sur place dans l?espoir de traquer les malfaiteurs?, raconte Edouard Tsirenge, notable dans le fokontany de Tsimenatse.

Arrivé sur les lieux, il affirme avoir aperçu sept personnes armées, qui s?introduisaient dans une tombe. ?Nous avons tout de suite alerté les autorités et le fokonolona qui se sont saisis d?un malfaiteur. Par contre, ses complices ont pu prendre la fuite?, ajoute-t-il. La nouvelle n?a pas tardé à se propager à travers la ville. Avant-hier au petit matin, beaucoup de personnes se sont ruées vers le cimetière d?Andranomena, où se trouvent les caveaux familiaux de nombreux Vezo et Tandroka.

Une délégation des autorités locales, conduite par Samueline Raheliarisoa, chef de la région Sud-ouest, s?est déplacée pour constater le fait. ?Deux tombes ont été vidées, d?autres endommagées?, déclare le commissaire Karl Tsiebo, directeur régional de la sécurité publique à Toliara. Interrogé sur la personne arrêtée, il affirme qu?il n?est pas encore en mesure de l?identifier. ?Nous avons du mal à l?interroger car il se comporte comme un sourd-muet?, précise-t-il. Néanmoins, le chef de la région Sud-ouest et le commissaire promettent de faire le nécessaire pour arrêter les auteurs de la profanation. A cet effet, ils souhaitent la collaboration de la population.

<B>Francis RAMANANTSOA et Teholy MARTIN</B>

<B>Les ?tradipraticiens? se dotent d?une déontologie</B>

Le métier de ?tradipraticiens? (ceux qui pratiquent la médecine traditionnelle) se normalise. Les 12 000 ?tradipraticiens? dans toute l?île doivent faire preuve de rigueur et de discipline avec la mise en place d?une déontologie qui leur sera propre. Elle sera communiquée par le ministère de la Santé, du planning familial et de la protection sociale, le 31 août prochain.

En attendant, les comités communaux consultatifs mis en place dans toute l?île travaillent d?arrache-pied pour formaliser les personnes concernées. Ces comités sont actuellement présents dans la capitale, dans les districts d?Antananarivo-Avaradrano et Atsimondrano, dans Toamasina I et II, dans les districts des provinces de Fianarantsoa et Mahajanga. ?Une liste de critères nous permettra d?octroyer un statut à tous les tradipraticiens. Ils seront basés sur leurs dons ancestraux, ou une formation transmise d?un tradipraticien?, explique Désiré Ramarozatovo, président de l?association des tradipraticiens de la Grande île.

Le comité consultatif d?Antananarivo procèdera au mois d?août à une descente sur le terrain pour identifier les faussaires. ?Un avertissement leur sera notifié avant le transfert au Parquet en cas de récidive?a-t-on déclaré.

© L?Express de Madagascar

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