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Les deux sentinelles de la SMF auraient dû utiliser leur arme
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Les deux sentinelles de la SMF auraient dû utiliser leur arme
Deux sentinelles de la Special Mobile Force (SMF) de garde à l?entrée principale de la State House le 4 mars ont été suspendues de leurs fonctions. Elles n?ont pas suivi à la lettre les Standing Orders régissant leur profession et leurs devoirs. Une clause de l?article 93 de ces règlements leur donne les pleins pouvoirs pour utiliser leur arme à feu dans des circonstances bien précises. Or, ces soldats ne l?ont pas fait, bien qu?ils soient spécialement entraînés pour ce genre de cas.
Ils auraient dû tirer sur les roues du 4x4 blanc, conduit par Osman Toorabally, qui a enfoncé la grille principale de la State House ce samedi-là. Le but étant d?immobiliser sans toutefois blesser le conducteur. Si le chauffeur avait été armé, les sentinelles de la SMF auraient même pu faire feu sur lui en légitime défense et pour assurer la sécurité de l?Etat.
C?est ce qu?estiment des hauts gradés de la SMF et de la police. Ils ont constaté que ces deux sentinelles ont commis une faute grave. D?ailleurs, des séances intensives de formation sont prévues à la SMF, surtout pour les nouvelles recrues. Car un certain laxisme a été noté ces derniers temps au niveau de la formation.
Ces hauts gradés ont même avancé que les deux sentinelles ont joué avec la sécurité des occupants de la State House. ?Cela aurait pu être un terroriste avec à son bord des explosifs. Il aurait pu sans problème faire des dégâts au nez et à la barbe des éléments de la SMF sans qu?ils aient pu intervenir.?
Toutefois, les avis sont partagés au sein de la police et la SMF sur le transfert de Dooshant Reesaul, l?ex-commandant de la SMF, à la suite de cet incident. Au plus haut niveau à la police et à la SMF on estime que ?une telle démarche punitive est exagérée. Dans une armée, on ne sanctionne pas un général quand un soldat commet une bourde. C?est une règle d?or?.
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