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Les danses millénaires
La danse est au centre de la culture aborigène. Elle est liée au divin et est omniprésente dans les rituels et cérémonies religieuses. La danse est enracinée dans la terre, sur un continent qui est témoin des 60 000 années d?existence de cette culture.
Le Wadumbah Dance Group est en quelque sorte les gardiens de la culture aborigène qui se transmet de génération en génération. Ils essaient de briser les barrières entre les Blancs et le peuple aborigène. Ce groupe de danseurs formé par James Webb sillonne le monde avec leur spectacle distillant leur culture aux quatre coins du globe. Ils se sont produits dans plusieurs pays d?Europe et aussi à Las Vegas. Actuellement, à Maurice dans le cadre du Festival australien, les Mauriciens pourront les voir en spectacle au Caudan Waterfront jusqu?au 15 mars. Le répertoire des Wadumbah est composé de danses issues principalement du Sud-Ouest de l?Australie. Chaque danse exécutée est vieille de plusieurs milliers d?années et raconte l?histoire et la culture aborigène. On retrouve, entre autres, la danse de l?Oiseau et celle du Guerrier.
Deux danses aux chorégraphies complexes accompagnées par le son mystique du didgeroo, instrument traditionnel aborigène. Ce mélange de sons et de mouvements dégage une puissance très particulière, un spectacle qui trouble et qui fascine à la fois.
Les mouvements des danseurs et la musique du didgeroo peuvent facilement vous plonger dans un état hypnotique.
Info pratique</B>
Représentations aux Caudan Waterfront le 11, 13, 14 et 15 mars à midi.
<B>James Webb, fondateur du groupe
? C?est bien que le gouvernement australien reconnaisse enfin toutes ces injustices ?</B>
<B>Pour la première fois, l?Australie a présenté ses excuses aux aborigènes. Qu?est-ce que cela représente pour votre peuple ?</B>
Je répondrai franchement. C?est un grand pas pour l?Australie. Je suis ému quand je pense à nos pères et à nos mères qui ont subi tant d?injustices. Cela représente beaucoup pour eux. Notre génération ne peut pas comprendre tous ce que nos aïeux ont enduré.
<B>Vous faites sûrement allusion à la politique d?assimilation, adoptée au siècle dernier par le gouvernement?</B>
Mes parents ont été des «stolen children.» Ils ont été arrachés à leurs parents pour être élevés dans des familles blanches. Ils n?avaient pas le droit de parler la langue de nos ancêtres et devaient impérativement oublier leur culture. C?est bien que le gouvernement australien reconnaisse enfin toutes ces injustices commises à notre peuple.
<B>Mais comment avez-vous fait pour préserver votre culture face à toutes ces lois ?</B>
On ne peut pas oublier d?où on vient et encore moins nos racines. Il est important de savoir que notre culture est vieille de 60 000 ans et que celle des colons n?a que 200 ans. Nos pères et nos mères n?ont pas eu peur de toutes ces interdictions et nous ont transmis leur culture. J?ai appris la danse aborigène par mon père qui lui, l?a apprise de son père. Mon devoir est de perpétuer cette tradition. Le peuple aborigène est un peuple fier et même si aujourd?hui nous sommes avocats, médecins?nous sommes avant tout des aborigènes.
<B>Gastronomie et culture</B>
La gastronomie et la culture australienne sont à l?honneur jusqu?au 15 mars au Labourdonnais Hotel.
Un événement organisé par l?hôtel Labourdonnais en collaboration avec la Haute Commission Australienne. Lors de ce festival, nous partirons à la découverte de toutes les facettes du pays des kangourous. Le Festival accueille, cette année, Chris Taylor, l?un des plus grands Chefs d?Australie. Il a pour mission de partager son savoir-faire de la cuisine fusion réputée pour ses saveurs locales alliées à celles de la Méditerranée, de l?Asie et du Moyen Orient. Un buffet composé de cette cuisine fusion est proposé tous les jours, à Rs 750+TVA, aux restaurants L?Escale et La Térasse. Un menu à la carte sera servi au restaurant la Rose des Vents.
Réservation et infos au 202 4024.
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