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Les circuits de Jano Couacaud
Il est de ceux qui ont de la chance. Celle de voyager durant les vacances. Un jour, Jano Couacaud, d?origine mauricienne se décide à s?installe en Australie. Quand il embarque c?est pour aller à la rencontre du Cuba, de la Chine, du Cambodge, de la Thaïlande, des Seychelles aussi.
Le photographe exposera une cinquantaine de clichés du jeudi 16 au vendredi 24 octobre à la galerie IBL. Des photos regroupées sous le thème «D?ici et d?ailleurs».
D?ici, il montre les salines de Tamarin, le squelette d?une maison abandonnée, ou un nénuphar de Pamplemousses. Comme pour mieux s?envoler vers l?ailleurs des temples d?Angkor Wat. Celui des façades déchiquetées de la Havane. Là où le réconfort est roulé entre les feuilles séchées d?un gros cigare. Là où malgré toutes les misères, «My heart belongs to Fidel». Là où les vieilles voitures toujours en circulation s?appellent Buic, Cadillac ou Chevrolet. L?objectif du photographe est attiré comme un aimant tout autant par les carrosseries au bleu électrique, ou rouge vif. Les bouchons de radiateurs ou les visages de «Friends».
«Je ne fais jamais de photos volées, je me met toujours en face de mon sujet», explique Jano Couacaud. Photographe méticuleux, qui fait lui-même ses tirages. Qui s?est fait une alliée de la technologie. Le numérique, il a pris la peine de le maîtriser. Notamment lors d?un atelier de travail à New York, «où il y avait des guru de la photo». C?est aussi là qu?il découvre le logiciel LightRoom.
Parce que le naturel, cela se travaille. Parce que les plaques opaques sur les photos, là où l??il a vu des transparences et des jeux de lumière, cela se récrée sur ordinateur. «Le travail du photographe est d?extraire de l?information. Tout le monde fait cela, appuyer sur un déclic, la photo ce n?est plus cela».
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