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Les Cinémas Chady se donnent une nouvelle chance

13 novembre 2004, 20:00

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S?adapter ou périr. Ce concept s?applique aussi au monde des loisirs. Dans un ultime effort de garder la tête hors de l?eau, Ciné City, ex-New Majestic, rouvre ses portes en offrant un espace rénové et des superproductions pour les fêtes.

Il lui fallait faire peau neuve. L?ex-New Majestic s?est donc débarrassé de ses oripeaux, a secoué la poussière et s?est transformé en un cinéma multiplex. Grâce à sa troisième salle, le multiplex peut désormais accueillir 870 personnes à la fois. Une quatrième salle de 130 places est prévue vers février-mars 2005. Une demi-douzaine de films pourra y être projetée simultanément par jour.

Et ce n?est pas tout. A la mi-décembre, un snack, une cafétéria et un ice-cream parlour s?ajouteront au décor. « Nous voulons changer la façon dont les gens vont au cinéma. Ce sera un lieu où ils pourront se distraire, passer du temps avec leurs proches », explique Siddick Chady, le chief executive officer de Blockbuster Cine Network, la compagnie qui gère le cinéma.

L?idée, affirme Siddick Chady, est d?offrir au public une one-stop shop. « C?est cela l?avenir du cinéma. » Ciné City ne se cantonnera pas aux superproductions de Bollywood mais veut satisfaire un plus large public en offrant des grands classiques et des films tamouls, télougous et chinois. Les amateurs de cinéma d?auteur ne seront pas oubliés. Des séances tardives sont aussi prévues. Et, comme pour rassurer le public, les responsables mettent l?accent sur le parking « éclairé et sécurisé ». « Cette région est un peu difficile. De plus nous voulons redonner vie à Port-Louis qui est une ville déserte après les heures de bureau et les week-ends. »

Ce renouveau traduit un effort pour perpétuer le cinéma qui passe par une phase difficile, selon Chady. « Nous offrons un package. C?est un gros investissement mais si nous n?arrivons pas à couvrir les frais, si les autorités n?affichent pas la volonté de combattre la piraterie, ce sera la mort du cinéma.»

La prolifération du piratage et, par conséquent, le refus des distributeurs à fournir des films contribuent à aggraver les choses. «Je vous donne un exemple : Spiderman II n?a pas marché du tout. Nous avons essuyé une perte de plus de 30 %. » Déjà, le spectre de la fin plane sur les salles. Après Mahébourg et Rivière- des-Anguilles (Rialto), l?ABC de Rodrigues baissera bientôt ses rideaux?

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