Publicité

Les amants maudits

25 janvier 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Les amants maudits

A la fin des années 40, un couple aussi séduisant que mortel sème la panique dans tous les Etats-Unis. Leur mode opératoire est toujours le même : Ray séduit de jeunes femmes isolées et les dépouille, puis avec le soutien actif de Martha, les tue. L?inspecteur Elmer C. Robinson se lance à leurs trousses, et cette affaire change définitivement sa vie.

La parole au réalisateur, Todd Robinson: «Quand j?ai questionné ma famille, on m?a parlé de la confession faite par ma grand-mère sur son lit de mort. Elle était triste d?avoir mené toute son existence auprès d?un policier, un homme renfermé, isolé par le malheur et la brutalité qu?il côtoyait tous les jours. En plus de 35 ans de carrière, mon grand-père avait travaillé sur des centaines d?homicides et en avait rarement parlé. Ces secrets avaient fini par le ronger et avaient conduit la femme qu?il aimait à mettre fin à ses jours.»

Ainsi, lorsqu?il a découvert tout cela, il était convaincu qu?il fallait qu?il le raconte. «Mon grand-père et ma grand-mère, ainsi que mon père, étaient tous des ?coeurs solitaires? eux aussi. C?était là que résidait la clef. Coeurs perdus est ce que j?appelle une fiction historique. En m?inspirant librement de faits liés à l?histoire de ma famille et des cas les plus extrêmes sur lesquels a travaillé mon grand-père, j?ai essayé de mettre au jour le dysfonctionnement patriarcal qui pèse sur ma famille depuis plusieurs générations, jusqu?à la mienne.»

Todd Robinson a, dès le départ, pensé à John Travolta pour le rôle d?Elmer «Buster» Robinson, le propre grand-père du réalisateur. «Je voulais faire quelque chose dont il soit fier», explique John Travolta. «Si Todd tenait à certaines tournures de phrases, certaines expressions, un langage du corps, une attitude ou un comportement, c?étaient des éléments importants pour lui parce qu?il faisait justement ce film pour des raisons personnelles. [...] Il a pensé à moi parce que, quelque part, il trouvait que j?avais la même présence ou essence que son grand-père. Il avait ressenti cela à travers mes précédents films.»

Publicité