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L?enfant et son art
Le centre d?Education Préscolaire de Quatre-Bornes présente jusqu?à aujourd?hui, les créations picturales de plus d?une centaine de ses élèves. Des portraits abstraits réalisés par des enfants de 3 à 5 ans. Ces ?uvres sont visibles à Orbis Court dans la ville des fleurs. Cette expo annuelle est organisée depuis 30 ans. «Le but est de donner une notion artistique aux enfants. A travers l?art, ils montrent un flot d?énergie débordante», explique Michelle Guérandel, directrice de l?institution. Avant de réaliser leurs travaux, ces élèves ont été familiarisés à l?art, à travers une visite à la médiathèque du Centre Charles Baudelaire. Ils ont visionné des films sur les plus grands musées français et sur l?art plastique. Le résultat sur papier est surprenant. «Dans chaque enfant il y a un artiste.» La citation de Picasso prend ici tout son sens.
<B>Global warning</B>
Le monde tourne mal. La plasticienne Raibye Mangra, dit Daya, en fait état dans ses peintures. Du 26 au 30 juillet, elle accroche ses inspirations à la salle polyvalente de l?Alliance française (AF) de Bell Village. Au travers de Reflets sur l?environnement, Daya conte la dégradation de la planète et les changements inopinés du climat. «L?environnement, je l?exprime au sens le plus large. J?essaie d?imaginer une réaction face à un désastre naturel,» explique-t-elle.
A travers ses peintures, elle anticipe ces calamités, apporte une vision particulière sur ces fatalités. Réalisées à base d?acrylique, majoritairement, ses créations valsent entre l?abstrait et l?expressif. «On peut dire que mes tableaux sont abstraits, mais il y a un concept derrière chaque réalisation.» Daya habille aussi ses toiles de peinture à l?huile faisant usage de la technique du «mixte média » (collage, impression) pour donner du relief et du volume. Une trentaine de peintures seront exposées à l?AF prochainement, sous divers formats. Des diptyques aux triptyques, elle laisse libre cours à l?inspiration.
Faisant un tour d?horizon des catastrophes naturelles par le biais de ses couleurs, elle livre à la fin un message positif. Une lueur d?espoir. Un peu de lumière pour éclairer le chemin de l?humanité. Dans la spirale d?un scénario à la fin tragique pour l?avenir de l?homme, Daya fait de la place à l?espérance. Avant le compte à rebours?
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