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Le « Drop-in Centre » : une oasis pour les enfants victimes d?abus
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Le « Drop-in Centre » : une oasis pour les enfants victimes d?abus
«Aucun enfant n?est à l?abri d?un abus sexuel », estime la Liaison Officer et psycholoque du Drop-in Centre, Christiane Fok Tong. Situé à Bell Village, derrière l?Alliance française, cet abri pour enfants fonctionne 24 heures sur 24 sept jours sur sept. C?est un projet conjoint du ministère des Droits de la femme, du développement de l?enfant et du bien-être de la famille et de la Mauritius Family Planning Association (MFPA). Actuelle-ment le Drop-in Centre s?occupe d?une dizaine d?enfants victimes d?exploitation sexuelle. « L?ampleur de ce problème est beaucoup plus grande qu?on ne voudrait bien l?admettre », affirme la responsable.
2 600 enfants dans la prostitution
Selon une étude effectuée en octobre 2002 par l?université de Maurice et intitulée Commercial Sexual Exploitation of Children in Mauritius, il y avait pour 3 900 sex-workers adultes recensés, 2 600 enfants qui étaient exploités sexuellement à travers des réseaux de prostitution. « Deux ans après, on peut légitimement penser que le problème s?est sensiblement aggravé », poursuit Christiane Fok Tong.
C?est pour cela que le ministère de la Femme et la MFPA s?engagent actuellement dans une campagne pour mieux faire connaître le Drop-in Centre. Cette structure pour enfants maltraités a été fondée vers la fin de l?année dernière, dans le sillage de la visite en 2002 d?une consultante attachée à l?Unicef, Maria Pas de Guzman. Fondatrice de la Parenting Foundation aux Philippines, elle était venue conseiller le gouvernement pour l?implantation de familles d?accueil à Maurice.
« Notre objectif à moyen et à long termes, c?est la réinsertion et la réintégration de ces enfants et adolescents exploités sexuellement dans le système scolaire et professionnel en particulier, et dans la société en général », explique la Liaison Officer.
Le Drop-in Centre fonctionne comme un centre d?accueil de jour. Il travaille en étroite collaboration avec les Child Welfare Officers du ministère de la Femme qui lui réfèrent les enfants en difficulté.
« Ce centre est avant tout un lieu d?écoute où nous assurons un soutien psychologique, médical et juridique à tout enfant en détresse, tout en mettant en place des moyens pour faciliter sa réinsertion dans la société », poursuit Christiane Fok Tong.
Des familles fragilisées </B>
Si tout enfant ou adolescent, selon la psychologue, peut indépendamment de son milieu social ou de sa situation économique, être une victime d?abus sexuels, il y a toutefois des facteurs à risques qu?il ne faut pas négliger. Parmi ces derniers, on trouve des familles brisées, des familles fragilisées par l?abus d?alcool, de drogues ou par des problèmes psychologiques. Les parents négligents envers leurs enfants ou encore mal ou peu informés des lois relatives à la protection de l?enfance, sont à même d?exposer leurs enfants aux risques d?une exploitation sexuelle.
Comment reconnaître un enfant victime d?abus sexuels ? « Il peut être turbulent et désobéissant, il se révolte contre l?école ou la famille ou il se renferme sur lui-même », explique Christiane Fok Tong, en précisant toutefois qu?il est parfois très difficile de reconnaître un enfant exploité sexuellement.
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