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Le visa des jeux vidéo est-il respecté ?
Etre chef de gang, de la mafia ou encore? proxénète dans une ville sans règle. Du moins dans le monde virtuel des jeux vidéo. Un monde libre qui est la marque de fabrique du jeu Grand Theft Auto 4 (GTA 4), 8e épisode de la série Grand Theft Auto, qui vient de sortir.
Ce jeu, comme bon nombre du même type, est interdit aux moins de 18 ans. D?ailleurs, sur chaque pochette ou boîte de jeu vidéo, des petits symboles régissent l?âge de l?utilisateur. Mais sont-ils respectés par les commerçants et les parents des enfants qui les utilisent ?
«Nous ne vendons pas ce genre de jeux vidéo à des mineurs, affirme un gérant d?un magasin très connu de Rose-Hill, mais la majorité des enfants viennent avec leurs parents quand ce ne sont pas ces derniers qui viennent seuls.» Bien souvent, poursuit-il, son personnel conseille même des parents qui ne savent pas quoi acheter.
Selon lui, ces jeux peuvent avoir des côtés bénéfiques sur l?enfant. «Des enfants, violents de nature, se calment en jouant car ils se défoulent.» Toutefois, il met en garde contre le danger du monde virtuel qui comporte plus de liberté que dans la vraie vie. «Il faut aussi que les parents exercent un contrôle sur leurs enfants pour qu?ils ne deviennent pas accros aux jeux.» Un rôle que les parents n?exerceraient pas toujours.
Deux collégiens âgés de 12 ans, rencontrés devant le magasin, avouent ainsi que leurs parents «ne contrôlent pas les jeux auxquels nous jouons». Eux-mêmes ne font pas toujours attention aux symboles sur la pochette des jeux vidéo. «Des fois, nous regardons le symbole mais si le jeu est bon, nous prenons quand même.» Ils confient même pouvoir se procurer ces jeux normalement hors de leur portée...
Pour Jean-Marie Aliphon, père d?une fille de huit ans, ces visas sur les jeux vidéo sont très importants. «Bien sûr que je regarde quand j?achète. Je pense qu?il y a certains enfants qui peuvent être affectés s?ils s?adonnent à des jeux destinés aux plus grands.»
Ces jeux ne sont pas seulement joués sur les consoles, mais aussi en réseau sur ordinateurs dans les cybercafés. Joël Francisque, responsable de Gamefest lgc, un cybercafé de la capitale, concède ne pas contrôler ce que font ces clients. Ces derniers sont, pour la plupart, des jeunes revenant du collège. «Mais ils ne jouent pas de manière violente à ces jeux-là. Si je vois que le jeu a un effet sur le comportement de la personne, là j?interviens.»
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