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Le travail dans le textile, les jeunes en veulent !

22 juin 2005, 00:00

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Le textile filerait-il un mauvais coton ? Ingrid Jean Louis n?est pas de cet avis. Et elle n?est pas la seule. Comme 500 autres jeunes, elle s?est portée candidate pour être formée dans le secteur et a reçu, hier à la Tamil League, son contrat des mains du ministre du Travail et des Relations industrielles, Showkutally Soodhun. Les cours, étalés sur deux mois, débutent dès juillet.

Le programme de formation dispensé aux jeunes est destiné à ceux qui n?ont pas réussi aux examens du Certificate of Primary Education (CPE) ou à ceux qui n?ont pas complété le cycle secondaire dans les différents métiers de textile. La formation se veut polyvalente. Les jeunes auront l?occasion de s?initier aux métiers et opérations sur la chaîne de production. 3 500 jeunes se sont déjà fait inscrire pour le cours. Si la tendance se poursuit, ils seront 5000 jeunes au final à être formés. Ils seront rémunérés Rs3000 par mois.

Droits et obligations

Le ministre de tutelle s?est félicité qu?un ?si grand nombre? s?intéresse à s?engager dans le textile. ?Le pire est derrière nous. Notre objectif est de pouvoir nous passer des 22 000 travailleurs étrangers dans l?industrie?, déclare le ministre Soodhun.

Elles sont dix entreprises, dont Floréal Knitwear, Jack Tellor, Prosimex, Textile Industries, Fire Mount Ltd, Shibani Knitting, Tropic Knits, New Island Clothing, Tara Knitwear et Star Knitwear, à participer à la formation. Ce projet bénéficie du soutien de l?Export Processing Zone Development Authority (EPZDA) pour la préparation du programme et le suivi technique. En ce qui concerne l?allocation mensuelle de Rs 3 000, la moitié est supportée par l?Etat, le reste par l?entreprise.

Les apprenants suivront un ?induction course? du ministère pour les informer de leurs droits et obligations. Ceux qui compléteront avec succès leur formation recevront un certificat et seront embauchés dans l?entreprise.

Ali Parkar, président de la Mauritius Export Processing Zone Association (MEPZA), qui a collaboré au programme, est confiant. Pour lui, les 65 000 travailleurs du secteur sont un signe de bonne santé. La moyenne des salaires pour ceux qui travaillent à la pièce se situe dans la fourchette des Rs 6 000 à Rs 10 000.

Enfin, la directrice de la MEPZA, Danièle Wong, s?est dit heureuse de constater que des jeunes non diplômés veulent d?un métier polyvalent.

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