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Le spectre du Vietnam plane sur les élections de mi-mandat

19 octobre 2006, 20:00

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Le président américain, George W. Bush, a admis, récemment et ce pour la première fois, une analogie possible entre la guerre en Irak et la guerre au Vietnam en déclarant que l’on pouvait peut-être comparer les attaques actuelles avec l’offensive historique du Têt. “Il pourrait avoir raison”, a déclaré M. Bush à la chaîne de télévision ABC qui lui demandait si l’éditorialiste Thomas Friedman pouvait, comme il l’a fait dans le New York Times, comparer les attaques contre les forces américaines et irakiennes à l’offensive du Têt.

“Le niveau de violence s’est certainement élevé, et nous allons vers des élections”, a déclaré M. Bush, faisant référence au renouvellement du Congrès le 7 novembre. Mais il a réfuté que chaque jour éloigne davantage l’administration de son objectif d’un Irak capable de s’autogouverner et de s’autodéfendre. Et il a de nouveau refusé un retrait prématuré des troupes américaines.

Vietcong et djihadistes</B>

L’offensive du Têt, menée par le Vietcong et l’armée nord-vietnamienne contre les troupes sud-vietnamiennes et américaines à partir de janvier 1968, s’est soldée par ce qui peut être considéré comme une lourde défaite militaire pour les forces communistes. Mais elle passe aussi pour une victoire psychologique considérable pour elles et un tournant dans la guerre.

Dans sa tribune, Thomas Friedman dit que les “djihadistes” redoublent leurs attaques pour tirer le plus grand profit du contexte électoral américain, comme les communistes au Vietnam en 1968. Comme l’actuelle flambée de violence en Irak, l’offensive communiste a eu lieu sur fond de débat électoral. Le président démocrate Lyndon Johnson, dont la cote de popularité avait chuté avec l’offensive du Têt, avait renoncé à briguer sa propre succession avant la présidentielle de novembre 1968, finalement remportée par le républicain Richard Nixon.

ATTENTATS

<B>12 morts et 25 blessés</B>

■ Un kamikaze a précipité sa voiture piégée contre l’un des principaux commissariat de la ville pétrolière de Mossoul, dans le nord de l’Irak, tuant au moins 12 personnes et en blessant 25 autres dont la plupart étaient des automobilistes attendant de faire le plein de carburant dans une station-services proche, a annoncé la police.L’attentat s’est produit vers 7h15 (4h15 GMT) et a provoqué d’importants dégâts au commissariat et la déflagration a été telle qu’elle a détruit au moins 30 voitures. Les autorités ont annoncé l’imposition d’un couvre-feu pour une durée indéterminée.

<B>Viols et meurtres </B>

L’armée américaine a annoncé la prochaine comparution devant une cour martiale de huit soldats ayant participé à des exactions dont le viol et le meurtre d’une jeune fille irakienne. Il s’agit du dernier épisode d’une longue série de scandales dans lesquelles est impliquée l’armée américaine en Irak. Des dizaines de soldats sont soupçonnés d’avoir tué ou maltraité des civils irakiens.Quatre soldats, membres de la prestigieuse 101e division aéroportée, sont accusés d’avoir participé en mars au viol d’une Irakienne de 14 ans et à son meurtre, ainsi qu’à celui de son père, de sa mère et de sa sœur de cinq ans. Deux des soldats impliqués dans cette affaire risquent la peine de mort, a indiqué l’armée dans un communiqué. Quatre autres soldats sont impliqués dans l’assassinat de prisonniers irakiens lors d’un raid au nord de Bagdad en mai. Ces soldats risquent la prison à perpétuité. Plusieurs marines sont soupçonnés d’avoir tué de sang-froid au moins 24 civils, parmi lesquels des enfants, le 19 novembre 2005, lors d’une opération à Haditha, localité située à 260 km à l’ouest de Bagdad, en représailles à la mort de l’un des leurs dans un attentat. Sept marines et un marin ont été accusés de meurtre prémédité et d’enlèvement après la mort d’un civil irakien à Hamdania, près de Bagdad, le 26 avril, et ont commencé à comparaître devant une cour martiale. Six marines sont accusés d’avoir agressé des civils irakiens dans la même ville, quinze jours plus tôt et devraient être jugés prochainement. L’affaire du viol et du quadruple assassinat avait soulevé l’indignation aux Etats-

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