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Le secteur agricole non-sucre examine ses nouveaux défis
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Le secteur agricole non-sucre examine ses nouveaux défis
Définir une nouvelle stratégie et donner une impulsion à l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU) et au Food and Agricultural Research Council (FARC), de manière à booster le secteur agricole non-sucre. Tel était l?objectif d?un atelier de travail organisé hier par les deux instances à l?hôtel Gold Crest. L?exercice a permis aux opérateurs, dont des planteurs et éleveurs de bétail, de parler de leurs attentes par rapport à ce secteur.
Celui-ci couvre une large palette d?activités économiques (production de fruits, fleurs et légumes, culture d?épices et préparation de condiments, entres autres) et à un potentiel de développement énorme. Mais contrairement au secteur sucre qui, lui, est très structuré, il est encore à la traîne et de nombreux planteurs éprouvent encore certaines difficultés à commercialiser leurs produits.
Le Dr Teeshan Bahorun, Chairman de l?AREU a ainsi mis l?accent sur la synergie qui doit exister entre la recherche et sa dissémination par la communauté des planteurs. ?L?AREU est une institution indispensable pour les planteurs dans le domaine de la recherche. Le but est de voir nos forces et nos faiblesses. Mais le plus important est la dissémination des résultats de cette recherche.? Avis partagé par le ministre de l?Agriculture Nando Bhodha, présent pour l?occasion : ?Il ne faut pas que les blouses blanches restent dans leurs laboratoires. Leurs recherches doivent être communiquées aux planteurs afin d?avoir une production de meilleure qualité?, souligne-t-il.
Teeshan Bahorun souligne aussi la nécessité pour les planteurs, surtout les horticulteurs, de moderniser leurs équipements de production et de se professionnaliser. Ces arguments étaient d?ailleurs compris dans le Non-Sugar Strategic Plan présenté par le ministre de l?Agriculture l?année dernière.
Ce plan est plus que jamais d?actualité, soulignent les intervenants : avec les menaces qui pèsent sur l?industrie sucrière, les activités agricoles constituent une alternative de choix. ?Le but est d?atteindre la qualité totale pour être compétitif sur les marchés d?exportation?, dit Teeshan Bahorun. Et d?ajouter que les normes sanitaires et phytosanitaires doivent être améliorées rapidement au regard de la compétition féroce des producteurs étrangers.
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