Publicité

Le PTr présente cinq mesures contre la fraude et la corruption

24 juin 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Parti travailliste (PTr), veut se donner les moyens de combattre la fraude et la corruption. De son côté, le Mouvement républicain (MR) veut changer la façon de faire de la politique. Les deux partenaires ont, chacun, tenu une conférence de presse hier.

Le PTr, partenaire majoritaire de l’Alliance sociale, propose cinq mesures pour combattre la fraude et la corruption. Elles ont été communiquées, hier, par Jean-François Chaumière, président du PTr et Yatin Varma, candidat de l’Alliance sociale à Mahébourg-Plaine-Magnien.

Le PTr plaide pour un système de contrôle plus efficace. Il veut introduire un code d’éthique pour les élus et les hauts fonctionnaires et des procédures transparentes pour l’allocation des contrats. Il souhaite aussi renforcer le mécanisme de lutte et d’enquête et rétablir la protection constitutionnelle des enquêteurs.

Le président du PTr qualifie le bilan du gouvernement de “catastrophique”. “Le gouvernement n’a pas fait ce qu’il fallait. Au contraire, il a ralenti la lutte contre la fraude et la corruption.” Il cite le World Economic Forum concernant l’indice de corruption qui relègue Maurice de la 37e à la 84e place.“C’est un mauvais signal pour les investisseurs. Je déplore les fraudes monumentales et les cover up pour protéger de hautes personnalités.”

<B>“Bribes électoraux”</B>

Le président du PTr s’interroge sur les fonds dont dispose le Sun Trust et parle de l’Independent Commission against Corruption comme d’une farce. À la question de savoir si l’Alliance sociale compte démanteler la commission si elle est élue, Jean- François Chaumière reste évasif et renvoie au programme de l’Alliance sociale qui sera présenté aujourd’hui.

Yatin Varma dénonce, lui, les dépenses pour le sommet des Petits Etats insulaires en développement, les rénovations des bâtiments du Trésor et du Réduit ou encore l’achat de limousines équipées de “téléviseurs qui valent Rs 700 000”. Il s’élève aussi contre le nombre de conseillers du gouvernement, soit “300 petits copains (…) plus nombreux qu’au cabinet de Tony Blair, le PM britannique”.

De son côté, le MR, partenaire minoritaire de l’Alliance sociale, plaide pour “une nouvelle façon de faire de la politique. Banderoles, oriflammes et bases, il faut changer cela. La politique c’est un débat d’idées”, lance le candidat MR au n°19. Gérard Lemaire et Sada Etwaroo, autres candidats du MR, se plaignent du manque de sécurité lors de la campagne, dans les circonscriptions n°s 15, 16 et 20. Ils dénoncent les “bribes” électoraux. Ils parlent des promesses aux demandeurs de logement, des réparations du système de tout-à-l’égoût, du séminaire pour chômeurs, de la distribution d’ordinateurs et même des “bidze kas yen” pour toxicomanes…

Le MR explique qu’il n’a aligné que trois candidats au lieu de quatre “pour des raisons tactiques”, mais que le parti compte bien en présenter d’autres à l’avenir. Le MR, qui sort un CD sur l’histoire politique de Maurice, prépare un film sur la lutte contre la pauvreté.

Publicité