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Le président égratigne des conseillers
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Le président égratigne des conseillers
Imran Oojeeraully, président du village de Mahébourg, réclame plus solidarité pour mener à bien sa tâche. “Mo nepli conné qui mo rôle”. Il est lâché, ajoute-t-il, par certains conseillers qui, à la veille des élections villageoises, se trouvaient à ses côtés et qui avaient promis aux Mahébourgeois qu’ils allaient travailler pour le progrès et le développement de ce village. “Je ressens cela comme une trahison. Ils quittent le navire au moment où j’ai besoin de leur support pour convaincre les autorités du bien fondé de nos démarches pour développer et faire avancer notre village”. Il n’a toutefois pas manqué d’égratigner au passage certains conseillers, qui, observe-t-il, ne ratent pas l’occasion d’être présents dès qu’ils apprennent qu’un ministre ou un député viendra inaugurer un centre ou pour offrir un trophée après une compétition sportive.
Comme le village est situé à quelques mètres de l’aéroport international, le président de Mahébourg, pense que cet endroit aurait dû avoir plus de considération et attirer plus de touristes. “Que voyons-nous ? Des spots publicitaires pour dire aux Maurciens Anou alle Mahébourg pour sensibiliser et mener campagne contre le chikungynya. Comme si le nombre de personnes atteintes par la maladie ne nous avait pas fait assez de mal sur le plan de la mauvaise publicité”.
Dans la même foulée, il déplore le manque de considération de la part des autorités pour résoudre les problèmes que les Mahébourgeois viennent régulièrement lui confier. Il cite en exemple la rue Suffren où se trouve la mosquée de la localité. Cette rue, jonchée de nids-de-poule, est empruntée pendant toute la journée par les conducteurs d’autobus pour regagner la route principale. “Ban habitants dir moi si enn ti la rue to pas pe capave faire repare à quoi bon to président. Mo gagne maltraité avec public mo dire ou”.
Il suffit, dit-il, de faire une tournée à Ville-Noire, Cité-La-Chaux et d’autres patelins avoisinants pour comprendre son désarroi. “Vous trouverez des lampadaires défectueux, des trottoirs défoncés de véritables dangers publics, une absence totale d’obstacles”. Regrette-t-il d’avoir accepté de s’engager dans le travail social ? “Avant de m’engager je croyais détenir une baguette magique. C’est maintenant que je me suis rendu compte que ce n’est pas aussi facile, surtout quand certains vous abandonnent pour travailler pour leur propre intérêt. D’autre part, j’ai découvert que le social exige une grande patience et je ne suis pas encore satisfait de mes réalisations”.
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