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Le procès de Sunneechurra, accusé de corruption

23 juin 2005, 00:00

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Il a été arrêté en 2003, puis libéré sous caution et interdit de quitter le pays. Depuis, l’ancienn° 1 du Central Criminal Investigation Department (CCID), Oozageer Sunneechurra, attend. Plus pour longtemps. Le procès que lui intente le Directeur des poursuites publiques sera entendu devant la cour intermédiaire le29 juin.

L’Independent Commission against Corruption (Icac) l’accuse d’avoir accepté un pot-de-vin sous la forme d’un séjour gratuit proposé par la direction de l’hôtel Oberoi, du 3 au 5 août 2002. A la suite de “dénonciations” d’employés del’hôtel, Oozageer Sunneechurra, soumet sa démission, le 16 octobre 2003.

Il est arrêté le lendemain. Après 38 ans de service dans la force policière, il avait auparavant fait une demande de congé de trois mois, à la suite desquels il devait partir en congé préretraite. Mais il a préféré démissionner.

<B>Les circonstances d’un séjour</B>

L’ancien chef du CCID a été convoqué pour la première fois dans les bureaux de l’Icac pour des explications le mardi 19 septembre 2003. Il est alors confronté au fait qu’il aurait bénéficié d’un séjour gratuit pour cinq de ses proches et lui-même à l’hôtel Oberoi à Pointe-aux-Piments.

Cela alors que son département était saisi d’une affaire impliquant l’hôtel. La direction de l’Oberoi avait déposé contre cinq employés qu’elle accusait d’avoir tenté d’exercer du chantage sur l’établissement.

Le haut gradé de la police soutient qu’il n’a jamais été question de ne pas payer sa note. C’est la direction de l’hôtel qui, dit-il, a décidé de ne pas lui présenter la facture. Il affirme avoir essayé, par la suite, d’entrer en contact avec l’hôtel pour avoir la note mais en vain. Il soutient avoir agi de bonne foi tout en niant s’être livré au traffic d’influence.

Il relate alors les circonstances dans lesquelles il a atterri à l’Oberoi. Son beau-frère et sa famille, vivant à l’étranger, sont en vacances à Maurice. Il décide donc de les emmener à Oberoi. Son choix est motivé par le fait qu’il connaît l’établissement et que le cadre agréable. Chose qu’il a eu l’occasion de constater dans le cadre de l’une de ses enquêtes dans cet hôtel.

Après son arrestation, il est traduit devant le tribunal de Pamplemousses avant d’être libéré sous caution. Mais il ne peut quitter le pays aussi longtemps que l’affaire est en cour.

<B>Retrait de la motion</B>

Lors de l’audience du 17 octobre 2003, Me Yousuf Mohamed, Senior Counsel, a présenté une motion pour que l’acte d’accusation provisoire soit rayé. Le magistrat Indiren Sivaramen devait fixer les débats au 5 novembre 2003. Mais la défense a, ce jour-là, retiré sa motion. L’Icac sera représentée par Me Ritish Ramphul.

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