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Le privé souhaite davantage de moyens

17 juin 2005, 00:00

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Une session de brainstorming sur l?avenir de l?université de Maurice (UoM) le temps d?une conférence de presse à Réduit hier. L?idée principale qui y a émergé : la participation des universités privées dans les multiples projets qui seraient entrepris dans l?éducation supérieure. La demande vient justement de ces universités récemment installées dans le paysage éducatif mauricien.

La conférence de presse était présidée par le vice-chancelier de l?UoM, Indurlall Fagoonee. Le brainstorming, qui réunissait divers partenaires du secteur public et privé, s?inscrivait dans le cadre d?une série de rencontres visant à recueillir des propositions et entamer des discussions sur ?l?avenir? de l?université de Maurice et de l?éducation supérieure en général. Une vidéoconférence, en direct avec deux experts d?Infosys, à Mysore, avait été organisée à cette occasion.

Devant les propositions qui sont adressées à cette institution supérieure, une chargée de cours de l?Université de Technologie demande aux intervenants de ne pas oublier les universités privées présentes à Maurice depuis peu. ?Nous mettons tous nos efforts dans une seule université. Il faudrait également donner les moyens aux autres universités de se développer si l?on ne veut pas qu?elles meurent dans l??uf?, a-t-elle exhorté.

Cette demande est légitime lorsque l?on sait que sur les 5 000 postulants à l?université de Maurice, seuls 1 800 ont été retenus pour la prochaine rentrée universitaire qui débute au mois d?août.

Les intervenants lors de la conférence de presse l?ont bien fait comprendre : il est urgent d?apporter des améliorations au système éducatif universitaire si l?on veut faire de Maurice un ?knowledge hub?. Leurs propositions vont de la création d?un campus pour attirer davantage d?étudiants étrangers à la mise sur pied d?un comité de levée de fonds, avec pour objectif de financer certaines activités de l?université en passant par l?éventualité d?une étroite collaboration avec les entreprises pour des projets de recherches.

La session de brainstorming ne laisse pas beaucoup de place aux autres universités. Une des propositions qui a reçu un accueil favorable a porté sur la création de cours du soir. Un officier du service civil, qui a fait part de cette idée, a expliqué que l?initiative serait très bien accueillie par les employés qui souhaiteraient obtenir un diplôme.

?Ces cours, qui existent à l?étranger, permettraient ainsi aux employés de poursuivre leur ascension académique?, a-t-il expliqué. Cette mesure permettrait à coup sûr aux employés de suivre des cours tout en exerçant leur activité professionnelle.

D?autres intervenants ont expliqué que l?UoM devrait se recentrer sur les enjeux nationaux afin de mieux répondre aux besoins à la fois des étudiants et des professionnels. Dans cette optique, ont-ils fait ressortir, davantage de moyens devraient être accordés à des disciplines telles que la médecine et la technologie. ?Nous avons à Maurice un taux très élevé de diabète et de maladie cardiovasculaire. D?un autre côté, nous devrions déjà songer au e-waste management, notamment avec l?explosion de la technologie informatique à Maurice.? Alors que l?idée d?une ?université régionale? a aussi fait son chemin.

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