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Le Portugal c’est fou !
Le Portugal s’est brillamment qualifié, hier, à Lisbonne pour la finale de l’Euro-2004, une première dans l’histoire de la Selecçao, en s’imposant (2-1) à une équipe des Pays-Bas volontaire mais impuissante à se créer la moindre occasion de but.
Pour le titre, les Portugais seront opposés dimanche, toujours dans la capitale, devant leur public, au vainqueur de la seconde demi-finale qui oppose jeudi à Porto (nord) la Grèce à la République tchèque.
Au coup d’envoi, côté portugais, Pauleta, suspension purgée, retrouvait sa place à la pointe de l’attaque. Chez les Néerlandais, Bouma remplaçait Frank de Boer blessé en défense centrale et Overmars avait été préféré à Van der Meyde sur le flanc droit.
Deco ouvrait les hostilités en adressant un petit centre piqué de la gauche que Pauleta était à deux doigts de reprendre (6). Sur un centre de Figo, Cristiano Ronaldo, seul, était un peu en retard (10). Les Néerlandais répliquaient par un tir de Cocu (12) mais ce sont les Portugais qui allaient prendre l’avantage sur un corner tiré de la gauche par Deco que Cristiano Ronaldo, libre de marquage, reprenait de la tête (1-0, 26).
<B>Monumentale fête </B>
Overmars (28) puis Seedorf (31) avaient l’occasion d’égaliser mais les contres portugais étaient redoutables. Servi par Deco, Maniche centrait pour Pauleta dont le tir était détourné en corner par Van der Sar (35). Peu avant la pause, Figo, omniprésent, trouvait le poteau (41) après une superbe action individuelle sur son aile.
A la reprise, les Portugais accéléraient le rythme et, sur un corner en retrait de Deco, Maniche plaçait un tir enveloppé du droit somptueux qui allait se loger dans la lucarne (2-0, 58) de Van der Sar.
Dans un stade était en folie, les Bataves ne se résignaient pas et ils en étaient récompensés. Sur un centre en cloche de Van Bronckhorst, Jorge Andrade, impressionné par la présence de Van Nistelrooy dans son dos, manquait son interception et lobait son gardien (2-1, 63).
La fin de match était échevelée avec des Néerlandais tentant le tout pour le tout et des Lusitaniens qui manquaient plusieurs occasions d’aggraver la marque.
Au bout de quatre minutes de temps additionnel qui lui ont sans doute paru une éternité, le public portugais pouvait laisser exploser sa joie et penser, déjà, à la monumentale fête que va vivre le pays jusqu’à la finale de dimanche.
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