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Le port franc investit Rs 500 m dans des extensions
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Le port franc investit Rs 500 m dans des extensions
Le port franc est à la croisée des chemins. Mais optimiste, la Mauritius Freeport Development Co Ltd (MFD) se propose d?investir Rs 500 millions dans l?extension de ses capacités d?entreposage, infrastructures et services, à Mer-Rouge.
Il s?agit des troisième et quatrième phases d?extension de la MFD. La troisième phase concerne la construction de deux entrepôts de 6 000 mètres carrés chacun et d?un parc de conteneurs pour en accueillir au moins 4 000. Cette phase sera complétée à la fin de l?année.
La quatrième phase sera achevée à la fin de 2009 et porte sur la construction de deux autres entrepôts de 6 000 et 8 000 mètres carrés respectivement.
Une fois ces phases complétées, la capacité de stockage des entrepôts de la MFD atteindra 93 000 mètres carrés, conformément à son plan de développement. Elles porteront ainsi à Rs 2 milliards les investissements effectués par la MFD si l?on ajoute les Rs 500 millions envisagées dans les futurs développements.
La MFD a également l?intention de construire des espaces de stockage à Plaine Magnien. Le projet est basé sur le même concept que le plan de développement à Mer-Rouge, mais sur une bien moindre échelle. Ce sera des entrepôts dotés de toutes les facilités appropriées pour le stockage, la préparation des commandes et leur réexportation, qui se fera par avion.
La MFD a soumis son projet aux autorités l?année dernière et attend que le terrain soit mis à sa disposition pour pouvoir commencer la construction.
Les principaux marchés de réexportation des produits passant par le port franc mauricien sont la région de l?océan Indien, l?Afrique de l?Est et l?Afrique du Sud. Il y a également des produits de seafood qui sont réexportés vers l?Europe et des pays asiatiques.
La MFD, avec la Société du Port, Froid des Mascareignes Ltd, Business Parks of Mauritius Ltd, et Mauritius Freezone Logistics Ltd, sont parmi les gros développeurs et opérateurs du port franc.
«En dix ans d?existence, le chemin parcouru par le port franc est très intéressant. Mais il faut passer à la vitesse supérieure en raison de l?évolution très rapide de l?économie mondial et être compétitif. Le potentiel existe. Il est énorme», estime Dominique de Froberville, Chief Executive Officer de MFD.
«Le succès de la continuation du développement du port franc dépendra de la collaboration entre le privé et les autorités régulatrices pour offrir mieux que ce qui est offert actuellement.»
Selon Dominique de Froberville, ce succès dépendra, dans une très large mesure, de l?encadrement mis en place par les autorités et la volonté des opérateurs privés d?investir et de profiter de cet encadrement pour continuer à développer leurs activités.
Mesures fiscales plus intéressantes
A son avis, il y a trois partenaires qui doivent collaborer pour que le port franc puisse continuer à progresser rendre la destination mauricienne «attrayante» et «incontournable». Car le port franc a progressé mais pas aussi vite qu?il l?aurait pu en fonction des opportunités qui existent.
Tout d?abord, le privé doit continuer les investissements. Ensuite, les autorités doivent revoir l?encadrement légal du port franc pour le rendre encore plus attrayant. Les ports francs de Jebel Ali de Dubayy et de Djibouti offrent des mesures fiscales incitatives beaucoup plus intéressantes et plus compétitives. Les nouveaux opérateurs viendront uniquement si l?environnement dans lequel ils opèrent est favorable à leurs affaires.
Sans compter le port, qui doit opérer de façon efficace pour faire progresser le port franc. Car si celui de Jebel Ali connaît autant de succès, c?est à cause de l?efficacité de son port.
«Port-Louis bouge dans la bonne direction avec l?installation de deux nouveaux portiques qui seront incessamment en opération et les autres investissements que la Cargo Handling Corporation et la Mauritius Ports Authority se proposent d?effectuer», souligne Dominique de Froberville.
D?autant plus que le port de Port-Louis a désormais la capacité de manipuler annuellement, plus de 600 000 conteneurs, contre un peu plus de 300 000 actuellement. Les coûts d?opération à Port-Louis sont compétitifs.
«Il faut que 60 % du trafic soient tournés vers la réexportation et seulement 40 % soient constitués du ?captive cargo?, c?est-à-dire l?importation pour le marché mauricien et l?exportation des produits mauriciens. Or, c?est l?inverse qui existe actuellement.»
Dominique de Froberville estime que la révision du Freeport Act, il y a quatre ans, a permis de donner un nouvel élan au port franc. A présent, en 2008, il est impératif de donner un autre souffle à ce secteur.
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