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Le paradis peut être amélioré
Ajouter une dose saine de représentation proportionnelle au système majoritaire simple (first past the post system) actuel pour forger un système mixte. A l?heure qu?il est, un consensus très large existe sur la forme que doit prendre une réforme électorale.
Mais cette réforme doit être minutieusement réglée et une multitude de facteurs doivent être prise en compte. C?est dans cet objectif que l?Institut du développement social et de la paix (ISDP) s?est allié à l?Institut international de la démocratie et de l?assistance électorale (IDEA), ainsi qu?à l?Institut électoral de l?Afrique austral (EISA) pour organiser un atelier de travail régional intitulé : Moving towards an inclusive democracy.
La cérémonie d?ouverture de l?atelier, qui s?est déroulée hier, a permis aux têtes pensantes des systèmes électoraux de jeter les grandes lignes des enjeux et risques de toute réforme. Une chose est certaine : le système électoral «idéal» n?existe pas. Qui plus est, une réforme ne sera pas une panacée, comme l?a souligné Abdalla Hamdok d?IDEA. «Il est clair que cette réforme est attendue depuis longtemps. Mais il n?existe aucun modèle parfait. Les gens ne doivent pas non plus pas se bercer d?illusion que la réforme résoudra tous les problèmes immédiatement.»
Sheila Bunwaree du ISDP a, elle, identifié deux lacunes au présent système. Elle a évoqué la «nature injuste et biaisée d?un système où le nombre de sièges obtenu au Parlement ne reflète pas toujours le pourcentage de votes récoltés par un parti ou une coalition» ainsi que «la sous-représentation des femmes à l?Assemblée».
D?autres interventions ont suivi, tantôt impromptues tantôt chirurgicales. Notamment celles du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, et de Mohamed Salih du département des sciences politiques à l?université de Lieden aux Pays-Bas. Ces deux grosses pointures de la question ont martelé la primauté de l?inclusion, qu?elle soit sociale, politique ou économique.
Après avoir assuré l?audience du «dévouement» du gouvernement à réformer le système actuel, Rama Sithanen a démontré une maîtrise suprême du sujet. Il a souligné l?importance d?adopter un système qui promeut «l?inclusion et la représentativité au lieu d?un système qui aliène politiquement certaines personnes les poussant à avoir recours à la violence».
Autre zone d?ombre : le statut de Maurice. Est-elle une démocratie «en transition» ou une démocratie «consolidée» ? Cette question mérite une réponse franche car elle décidera des priorités à établir pour le pays. Mohamed Salih a, quant à lui, offert une fascinante exploration dans le monde des différents systèmes, ainsi que la représentation des femmes, avec des cas d?étude à l?appui.
L?atelier continue aujourd?hui et il appartiendra à l?ancien secrétaire aux Affaires étrangères, Vijay Makhan, de la conclure.
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