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Le NPC s?accorde une seconde chance

13 avril 2008, 00:00

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Pathétique. Après plus d?un an de tergiversation autour du fonctionnement et de l?existence même du National Pay Council (NPC), voilà que cet organisme revient en grâce auprès des syndicats. Chargé, entre autres, de déterminer la compensation salariale annuelle, le NPC a longtemps été honni et même boudé par les principales centrales syndicales du pays.

Mais voilà qu?ils reviennent à la table des négociations. À la grande satisfaction du gouvernement et du patronat.

Il a fallu l?intervention du Bureau international du travail (BIT) après une plainte de la General Workers Federation (GWF) pour que syndicats, patronat et gouvernement s?entendent dire ce qui aurait dû être déjà fait : « The Committee requests the Government to take a renewed initiative aimed at full and frank consultations with representatives of the social partners whose representativity has been objectively proved, with a view to holding in-depth discussions on ways and means to improve the functioning, composition and objectives of the NPC so as to arrive at a conclusion in this regard, which is satisfactory to all parties concerned. The Committee requests to be kept informed of developments in this respect. »

Dans cette affaire, il n?y a ni vainqueur ni vaincu. Mais un perdant, à savoir le pays. Si le BIT a conseillé au gouvernement de revoir le mode de fonctionnement du NPC, il n?a pas demandé sa dissolution comme le souhaitait une majorité de syndicalistes. Le BIT rejoint toutefois les syndicalistes qui étaient d?avis qu?il fallait discuter du mode de fonctionnement du NPC.

« Arriver à un consensus par le dialogue »

« Le maintien d?un climat de dialogue régulier est le chemin approprié pour arriver à un consensus », soutient Azad Jeetun, directeur de la Mauritius Employers Federation. Les syndicats qui étaient hostiles à la formule actuelle du NPC ont accepté de s?asseoir autour de la même table que les deux autres partenaires sociaux, même s?ils exigent toujours que le calcul de la compensation s?articule autour du taux d?inflation. « La perte du pouvoir d?achat est le facteur qui affecte le plus les travailleurs. La meilleure façon de corriger cela, c?est de leur donner la garantie d?une compensation calculée à partir du taux d?inflation », souligne Toolsyraj Benydin, principal porte-parole du mouvement syndical.

Face à cette nouvelle configuration, le ministre du Travail, Vasant Bunwaree, a préféré s?en remettre au Conseil des ministres. Et celui-ci au parquet « pour une étude approfondie » du dossier. Le drame, c?est que l?absence d?un consensus sur le mode de fonctionnement même du NPC et autour des critères qui doivent être les siens risque de compromettre l?entame des négociations dans le cadre du calcul des prochaines compensations salariales.

Entre la proposition du gouvernement qui veut que le calcul de la compensation soit basé sur quatre critères dont la productivité, et celle du syndicat qui insiste pour un unique critère, il devrait y avoir une solution du juste milieu. Il ne saurait être trouvé qu?au prix d?une réelle volonté d?arriver à un consensus par le dialogue.

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