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Le NESC cherche encore ses repères

9 avril 2005, 00:00

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Trois ans d?existence, et toujours peu connu du public. Le National Economic and Social Council (NESC), a, lors de son troisième sommet annuel, réfléchi sur sa mission. Instance multipartite censée engager le dialogue avec les divers partenaires sociaux, le NESC en est toujours à ses balbutiements. Développement durable et démocratie participative sont les idées fortes et les objectifs de l?institution. Le sommet de jeudi aura été l?occasion de faire un bilan de l?année écoulée et de trouver des pistes pour une meilleure interaction avec les forces vives dans la mise en place des politiques nationales.

«Nous attendons beaucoup du NESC. C?est un forum qui est susceptible de servir de forum de consultation auprès du gouvernement. Il faut créer des synergies devant les défis auxquels nous sommes confrontés», a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, lors de ce sommet. Il a invité le conseil à se pencher sur la décision du gouvernement de faire de Maurice un paradis hors taxes.

Il a rappelé que les membres du NESC ont formulé des suggestions lors de la préparation de plusieurs lois, dont le Financial Reporting Act. Le conseil a aussi entrepris des études et avant-projets dans des domaines tels que l?intégration des personnes âgées dans la famille, la congestion routière, la politique salariale et la responsabilité fiscale.

Le président du NESC, Dr Claude Ricaud, concède que le processus d?interaction avec les partenaires sociaux du pays a été très lent. Il faut plus d?intégration et de networking pour démontrer son importance à la population. «Il nous faudra communiquer plus afin de pouvoir galvaniser la participation de la société civile.» Mais la tâche n?est guère aisée. «Il y a à Maurice les mêmes personnes dans plusieurs organisations. Il faudra permettre à d?autres de participer.»

Le pays a plutôt réussi son expérience des tripartites (gouvernement, syndicats et entreprises). Mais les nouvelles forces de la globalisation, explique le président du NESC, exigent un espace de dialogue plus large. Il suggère aux syndicats de revoir leur stratégie dans le nouveau contexte économique.

Tulsiraj Benydin, vice-président du conseil et représentant des syndicats, a plaidé pour un vrai dialogue entre les différents groupes d?intérêt pour promouvoir le développement durable. «Le commerce et l?ouverture des marchés ne suffisent pas pour créer des jobs sécurisés. Il faut en créer mais il faut s?assurer qu?ils soient permanents.» Le syndicaliste a aussi évoqué la nécessité d?évaluer l?emploi dans le secteur informel.

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