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Le MTC ne peut interdire ses locaux à un journaliste
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Le MTC ne peut interdire ses locaux à un journaliste
A quelques semaines de l?ouverture de la saison hippique 2005, Stellio Antonio, journaliste à Le Mauricien, doit s?estimer heureux. La juge Saheeda Peeroo a émis hier, en référé, une injonction interlocutoire interdisant le Mauritius Turf Club (MTC) de refuser l?accès de ses locaux à Stellio Antonio. Cet ordre restera en vigueur jusqu?au jugement du procès (main case) logé par le journaliste contre le MTC.
La juge considère que la presse est libre dans notre pays démocratique. Si elle a commis une faute, la personne qui s?est sentie lésée peut prendre action contre elle pour réclamer justice.
Le 5 novembre 2004, les ste-wards du MTC avaient interdit à Stellio Antonio, pour une durée de trois ans, l?accès à la galerie de la presse, au stipe room et aux paddocks.
Le premier démêlé du journa-liste avec le MTC remonte au 15 octobre 2004, à l?occasion de l?appel du jockey Vinay Naiko. Le club considérait alors que le journaliste aurait dû se limiter aux faits et non pas commenter la façon dont son conseil légal, Me Rishi Pursem, avait mené cette affaire.
Stellio Antonio avait écrit : ?L?avocat des racing stewards, Me Rishi Pursem, d?habitude très percutant dans ses plaidoiries, a cette fois choisi de ne pas débattre sur les arguments avancés par Me Glover.?
La direction du MTC écrivit au directeur général de Le Mauricien pour l?informer que les commissaires avaient décidé d?interdire à Antonio l?accès au stipe room jusqu?à nouvel ordre. Le journaliste répond par une mise en demeure au MTC le 3 novembre 2004. Deux jours plus tard, le MTC lui interdit la galerie de la presse, le stipe room et le paddock .
Stellio Antonio considère que la décision du MTC est illégale, injustifiée et qu?elle lui porte préjudice dans son travail. Il est représenté par Me Guy Ollivry, QC et Me Claude Moutia, avoué.
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