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Le MSIRI relance la recherche sur les fruits exotiques
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Le MSIRI relance la recherche sur les fruits exotiques
Maurice veut attirer deux millions de touristes, mais «peut-on continuer à proposer ananas, mangues et letchis» ? L?interrogation vient de Noël Govinden, directeur adjoint du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI).
Cet organisme va très bientôt lancer des recherches à ce sujet car il estime que le pays peut tirer un grand profit des fruits exotiques qui n?ont jamais été cultivés ni commercialisés à Maurice. Noël Govinden pense que le potentiel est là et qu?il existe toute une liste de fruits exotiques que Maurice compte produire à travers l?industrie sucrière, mais par le biais d?autres planteurs intéressés.
Il cite l?exemple d?un fruit savoureux, l?avitaya. Ce fruit originaire d?Asie est cultivé à Bel-Ombre. Il est en vente dans certains supermarchés à environ Rs 37 l?unité. Selon le directeur adjoint du MSIRI, pour le cultiver, il faut compter au moins une année entre la plantation et la récolte. D?autres fruits seront introduits dans l?île, notamment le ramboutan, de la famille des letchis, le durian, le mangoustan et le zavotica.
Le MSIRI compte également relancer des recherches sur d?autres produits agricoles tels le soja et le maïs. Noël Govinden, qui supervisera ces projets de recherche, précise qu?une demande officielle de financement a été faite à travers le ministère de l?Agro-industrie pour une enveloppe de Rs 5 millions par an sur une période de trois ans.
Selon Noël Govinden, Maurice produisait un tiers de ses besoins en maïs dans les années 80, mais ensuite, cette culture a été abandonnée car les prix sur le marché mondial étaient bas. Ce qui n?est plus le cas. A son avis, si Maurice se lance à fond dans la culture du maïs dans les champs de cannes, par rotation, le pays pourra produire au moins deux tiers de sa consommation annuelle qui va totalement dans l?élevage du poulet et du porc. D?ailleurs les prix de ces deux aliments n?ont cessé de grimper au fil des ans. Les recherches se feront sur des variétés en provenance d?Afrique du Sud et du Zimbabwe.
Le soja viendra d?Afrique du Sud et probablement d?Asie. Noël Govinden précise que Maurice n?a jamais cultivé du soja, mais a fait quelques expériences dans les années 60. C?est un produit encore inconnu sur le sol mauricien mais il a un immense potentiel pour l?élevage et sous forme d?huile comestible.
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