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Le monde arabe sceptique sur les chances de succès de Blair
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Le monde arabe sceptique sur les chances de succès de Blair
Tony Blair ne pourra pas réussir dans ses nouvelles fonctions d?émissaire du Quartet de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient en raison de son impopularité dans la région due, à sa proximité avec les États-Unis et Israël, ont prévenu les responsables et des observateurs arabes.
Blair a été nommé à ce poste mercredi dans la foulée de sa démission de ses fonctions de Premier ministre britannique. Or ses prises de positions durant ses 10 années à la tête du gouvernement britannique le privent de toute crédibilité au Proche-Orient, assurent responsables et observateurs. Ceux-ci rappellent sa participation à l?invasion américaine de l?Irak en 2003, son opposition à la proclamation d?un cessez-le-feu lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais en 2006 et son incapacité à traduire en actes les nombreux engagements formulés sur la résolution du conflit israélo-palestinien.
Ce scepticisme s?étend des rangs de l?opposition islamiste dans de nombreux pays aux responsables passés et actuels de gouvernements arabes alliés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Seule exception : le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, qui dépend de l?aide américaine et israélienne dans sa lutte contre les islamistes du Hamas, lesquels se sont rendus maîtres par les armes de la bande de Gaza.
Au Proche-Orient, beaucoup interprètent la nomination de Blair par le Quartet ? composé de l?Onu, des Etats-Unis, de l?Union européenne et de la Russie ? comme une faveur accordée par le président américain George Bush après des années de soutien sans faille à la diplomatie américaine en Irak et ailleurs dans la région.
Par ailleurs, les diplomates arabes reconnaissent qu?en théorie, Blair peut évoluer dans ses nouvelles fonctions et agir en honnête médiateur. Mais même s?il change effectivement, il connaîtra probablement le même sort que l?ancien émissaire James Wolfensohn, ajoutent les diplomates.
«Wolfensohn était fantastique mais il ne lui a pas été permis de jouer le moindre rôle en raison des politiques suivies par Israël (...). Israël est-il prêt à prendre des initiatives encourageantes non seulement pour Blair mais également dans la recherche de la paix ? Nous en doutons fortement», ont-ils conclu.
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